La Rome transculturelle du futur proche apparaît comme le fruit du regard, un peu esthétique, d’un intellectuel raffiné et réfléchi qui voit plus la beauté du métissage que la dureté des conflits. Et pourtant, même sans naturalisme, surtout les splendides séquences d’ouverture, qui, en racontant à un rythme rapide et parfait la tragédie post-coloniale d’une dictature africaine, restituent avec une grande efficacité le sens de la réalité contemporaine.