{"id":81133,"date":"2025-07-27T20:05:33","date_gmt":"2025-07-27T20:05:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lapluma.net\/?p=81133"},"modified":"2025-07-28T20:39:55","modified_gmt":"2025-07-28T20:39:55","slug":"81133","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2025\/07\/27\/81133\/","title":{"rendered":"C\u2019est donc \u00e7a, ta nouveaut\u00e9, Ziad ?"},"content":{"rendered":"<p><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Si c\u2019est \u00e7a ta nouveaut\u00e9, Ziad\u2026 Alors nous n\u2019en voulons pas.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ziad Rahbani sourit encore, d\u2019un silence \u00e9trange. Il nous regarde les yeux clos, comme s\u2019il avait tout vu\u2026 et que plus rien ne comptait. Il sommeille comme un prince lass\u00e9 de son royaume. Ziad dort, n\u2019est-ce pas ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Non. Ziad r\u00e9siste \u00e0 sa mani\u00e8re : il se retire. Il refuse simplement de prendre part \u00e0 tout cela.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sa d\u00e9cision de garder le silence \u00e0 partir d\u2019aujourd\u2019hui est sa d\u00e9claration la plus forte. Il a choisi de fermer les yeux\u2026 et de r\u00eaver.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mais qui r\u00eave encore aujourd\u2019hui ? Qui a encore le courage de r\u00eaver ? Ziad, uniquement Ziad.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ziad dort, oui. Et il r\u00eave de cette nation\u2026 Quelle \u00e9trange nation que celle dont tu r\u00eaves, Ziad\u2026!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Dans son r\u00eave, il voit la Palestine\u2026 sans barri\u00e8res, sans checkpoints, sans soldats qui t\u2019arrachent la fleur parce que sa couleur leur rappelle le sang qu\u2019ils ont vers\u00e9 depuis toujours, puis te crient : \u201cReste l\u00e0, sous le soleil\u2026 et br\u00fble.\u201d<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_81138\" aria-describedby=\"caption-attachment-81138\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-81138\" src=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Bennesbeh-Labokra-Chou.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Bennesbeh-Labokra-Chou.jpg 768w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Bennesbeh-Labokra-Chou-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-81138\" class=\"wp-caption-text\">Calligraffiti d\u2019Ashekman repr\u00e9sentant Ziad Rahbani avec la phrase c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Bennesbeh Labokra Chou\u00a0?\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Et demain, quoi\u00a0?\u00a0\u00bb (titre d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre musical de 1978), strat\u00e9giquement situ\u00e9 au centre d&rsquo;une ancienne zone de guerre de Beyrouth, surnomm\u00e9e la ligne de contact, \u00e0 l&rsquo;intersection Basta\/Bechara el Khoury\/Sodeco. Photo Jad Ghorayeb<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ziad r\u00eave que l\u2019occupation a pris fin, et qu\u2019avec elle se sont \u00e9vapor\u00e9s les visages lisses du pouvoir \u2014 ceux qui signaient les accords de normalisation en souriant, tandis que l\u2019ennemi larguait ses bombes sur nous. Personne ne se demande o\u00f9 est \u201cAbbas\u201d, \u00e9videmment. Et nul ne pleure une autorit\u00e9 assoupie depuis Oslo.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Damas, dans le r\u00eave, a r\u00e9introduit \u00ab\u00a0Jules Jamal\u00a0\u00bb* dans les manuels, et a lev\u00e9 le signe de la victoire au-dessus du cimeti\u00e8re national o\u00f9 fut enterr\u00e9e la moiti\u00e9 du peuple, dans toute sa diversit\u00e9. Et dans le r\u00eave, tout le monde applaudit, m\u00eame les martyrs. Il y a l\u00e0 une statue d&rsquo;une combattante belle, appel\u00e9e Syrie, qui fait le signe de la victoire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Gaza est devenue, vraiment, la Riviera de la Palestine \u2014 qu\u2019ils le veuillent ou non. Des places verdoyantes, du sable dor\u00e9, une mer d\u2019azur, des barques peintes.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Voil\u00e0 comment Ziad voit le r\u00eave\u2026 en couleurs.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Et toi ? Tu t\u2019es d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 si tes r\u00eaves avaient des couleurs ou s\u2019ils n\u2019\u00e9taient qu\u2019en noir et blanc ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Oui, dans le r\u00eave, les rues de Gaza sentent le parfum de Sinwar et Deif \u2014 un parfum de r\u00e9sistance, un m\u00e9lange de poudre\u2026 et de nostalgie. Les enfants jouent sur des places portant les noms des martyrs de la Palestine. Autour d\u2019eux, des femmes\u2026 les m\u00eames qui ont donn\u00e9 naissance aux enfants qu\u2019Isra\u00ebl a extermin\u00e9s.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Les m\u00eames pr\u00e9noms.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Les m\u00eames visages.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Les m\u00eames yeux\u2026 mais cette fois, sans larmes. Car dans les r\u00eaves de Ziad, les larmes sont interdites.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Quelle d\u00e9faite pour Isra\u00ebl\u2026 \u00c0 chaque maison bombard\u00e9e, nous en avons reconstruit dix. Et pour chaque enfant tu\u00e9\u2026 nos femmes en ont donn\u00e9 cent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Beyrouth n\u2019envoie plus ses po\u00e8tes au Golfe pour servir d\u2019alibi culturel, ni qu\u00e9mander des miettes de subvention \u00e0 l\u2019Occident repu. Et les cam\u00e9ras au-dessus des ambassades ont \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9es \u2014 comme des dents pourries.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Dans le r\u00eave, le monde arabe est un pays unique, mais qui rassemble tous les peuples, de Tanger \u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Salalah\">Salalah<\/a>\u2026 Il r\u00eave que les peuples arabes franchissent les fronti\u00e8res vers la Palestine, les forcent, comme le clamait le militant Georges Abdallah, les rasent et r\u00e9cup\u00e8rent la terre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Fatigu\u00e9 au point de claquer ? Ou juste \u00e9c\u0153ur\u00e9 \u00e0 crever, Ziad ? Allez, les deux\u2026 et puis basta.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ziad a chang\u00e9 d\u2019accord musical, nous laissant vaciller seuls\u2026 Nous, sa g\u00e9n\u00e9ration, celle qu\u2019il a berc\u00e9e en chantant l\u2019effondrement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous sommes la g\u00e9n\u00e9ration des d\u00e9combres : n\u00e9s entre 70 et 90, diagnostiqu\u00e9s instables parce que la guerre, elle, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 stable. Et tant mieux : on ne veut pas gu\u00e9rir d\u2019un mal qui nous a rendus lucides.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On survivait \u00e0 double vitesse : guerre le jour, Ziad la nuit. C\u2019est ainsi qu\u2019on tenait debout. Les morts \u00e0 l\u2019aube, les m\u00e9lodies au cr\u00e9puscule. Et personne pour nous demander comment on faisait.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Courir sous les bombes pour une cassette de Ziad\u2026 Faut \u00eatre cingl\u00e9, hein ? Et pourtant, on l\u2019a fait. On pr\u00e9f\u00e9rait sa voix \u00e0 nos vies. C\u2019\u00e9tait \u00e7a, notre mani\u00e8re d\u2019aimer. Idiote. F\u00e9roce.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">As-tu d\u00e9j\u00e0 esquiv\u00e9 un sniper, une cassette dans la poche ? Une cassette de Ziad ? Nous, oui. On rentrait comme \u00e7a, entre deux rafales, sans r\u00e9fl\u00e9chir. L\u2019instinct, l\u2019amour, la connerie pure.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Chacun croyait que Ziad ne s\u2019adressait qu\u2019\u00e0 lui. Nous n\u2019\u00e9tions pas un public. Nous \u00e9tions sa g\u00e9n\u00e9ration, ses enfants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et quand nos maisons furent \u00e9ventr\u00e9es par l\u2019ennemi, faisais-tu partie de ceux qui cherchaient d\u2019abord, sous les gravats, la cassette de Ziad ? Et quand l\u2019exil t\u2019a happ\u00e9, n\u2019as-tu pas gliss\u00e9, en premier, dans ta valise la cassette de Ziad\u2026 et la voix de Fairouz ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Oui, nous sommes ces malades. Les rescap\u00e9s d\u2019une \u00e9poque, d\u2019un r\u00e9gime, de guerres plant\u00e9es dans nos chairs et nos esprits. Nous sursautons au moindre bruit. Ce ne sont plus les bombes, ce sont les portes qui claquent\u2026 et qui r\u00e9veillent en nous tout ce que nous avons tent\u00e9 d\u2019oublier.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous, les r\u00e9sistants, un claquement de porte suffit \u00e0 r\u00e9veiller les ruines de l\u2019enfance, et toute la guerre remonte, sans avertir.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Un regard suffit \u00e0 vaciller : on y voit trop. Trop de ce qu\u2019on a fui, trop de ce qu\u2019on a tu.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous offrons nos sentiments avec une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 maladive, sans conditions. Nous sommes les enfants des fissures mentales, des traumatismes en spirale, de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui un trouble et que nous appelons simplement notre vie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous faisons confiance comme des imb\u00e9ciles, gu\u00e9rissons \u00e0 peine, et rechutons au premier souvenir ou \u00e0 la premi\u00e8re chanson.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce texte n\u2019est pas sur un artiste. C\u2019est sur un p\u00e8re, un th\u00e9rapeute sans blouse, qui soignait nos plaies avec des cassettes. Il posait son diagnostic \u00e0 coups de piano enrag\u00e9. Nous sommes sa g\u00e9n\u00e9ration. Ceux que le pays, la banque, la religion, les partis et l\u2019exil ont crucifi\u00e9s\u2026 et qui, \u00e0 la fin, sont all\u00e9s chez Ziad.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il riait, giflait les puissants avec ses mots\u2026 puis riait encore, et nous rions avec lui. C\u2019\u00e9tait sa mani\u00e8re de r\u00e9sister, et la n\u00f4tre aussi.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Tu as raison, Ziad\u2026 dans ce Levant, le sommeil est devenu le seul vrai repos.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Tu ridiculisais tout le monde, et pourtant personne ne te ha\u00efssait. Tu te riais d\u2019eux tous \u00e0 la fois, et ils t\u2019\u00e9coutaient comme on \u00e9coute un proph\u00e8te d\u00e9sabus\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Tu \u00e9tais le seul \u00e0 ne pas exiger de nous un choix. Tous les camps te semblaient absurdes, creux, interchangeables\u2026 sauf un : celui de la r\u00e9sistance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La r\u00e9sistance n\u2019est pas un choix. C\u2019est un r\u00e9flexe. Comme respirer sous l\u2019eau. Comme hurler en silence. Comme reconna\u00eetre, dans le regard de ton voisin, le soldat qui a pulv\u00e9ris\u00e9 ta maison\u2026 Alors tu ne penses plus : tu r\u00e9sistes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mais Ziad, notre Ziad\u2026 ouvre les yeux. Ce n\u2019est plus l\u2019heure des r\u00eaves. Le soldat est l\u00e0, assis sur le canap\u00e9, il boit mon caf\u00e9,<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">et fredonne tes m\u00e9lodies\u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est donc \u00e7a, ta nouveaut\u00e9, Ziad ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous n\u2019en voulons pas.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Balance ta phrase Ziad\u2026Nous voulons des mots comme des balles. Que ta voix cogne ce monde qui trouve le sommeil au son des bombes sur Gaza.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Non, ne te m\u00e9prends pas\u2026 Ne crois pas que je te pleure. Au milieu de mes larmes et de mon chagrin, je n\u2019ai pas \u00e9crit pour pleurer, mais pour maudire le sort qui nous a bris\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">J\u2019ai simplement adouci mes mots, pour ne pas t\u2019effrayer, notre prince endormi\u2026 J\u2019ai adouci mes mots, Ziad, pour ne pas effrayer les lecteurs. Qu\u2019ils ne croient pas que je pleure. Qu\u2019ils ne prennent pas \u00e7a pour une lamentation. Tu dors, c\u2019est tout. Trop t\u00f4t, peut-\u00eatre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On ne pleure pas ceux qui nous ont l\u00e9gu\u00e9 un vocabulaire de lutte. Moi, je ne pleure pas. J\u2019\u00e9cris.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce ne sont pas des adieux. Ce sont les mots d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration caboss\u00e9e. La tienne, Ziad. Celle de la guerre, des rafales, de l\u2019angoisse qu\u2019on boit comme du caf\u00e9 noir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ta g\u00e9n\u00e9ration, Ziad, celle qui verra la fin de l\u2019occupation isra\u00e9lienne \u2026 sans toi.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous sommes cette g\u00e9n\u00e9ration.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\">Et jamais nous ne pardonnerons \u00e0 ce monde qui t\u2019a conduit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement\u2026 et t\u2019a forc\u00e9 au sommeil.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><em>NdT<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Jules Youssouf Jammal est une figure l\u00e9gendaire du nationalisme arabe\u00a0: ce militaire syrien chr\u00e9tien orthodoxe aurait lanc\u00e9 une attaque suicide contre un navire de guerre fran\u00e7ais durant l\u2019\u00a0\u00bbop\u00e9ration de Suez\u00a0\u00bb franco-isra\u00e9lo-britannique de 1956.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><b><i><a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/p\/auteurs.html\">Lyna Al Tabal<\/a>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.raialyoum.com\/%D8%AF-%D9%84%D9%8A%D9%86%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D8%B7%D8%A8%D8%A7%D9%84-%D8%A3%D9%87%D8%B0%D8%A7-%D9%87%D9%88-%D8%AC%D8%AF%D9%8A%D8%AF%D9%83-%D9%8A%D8%A7-%D8%B2%D9%8A%D8%A7%D8%AF%D8%9F\/\">Rai Al Youm<\/a>, 27\/7\/2025<br \/>\n<\/i><\/b><b><i>Traduit par\u00a0<\/i><\/b><\/span><b><i><span lang=\"ES\"><a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/\"><span lang=\"FR\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Tlaxcala<\/span><\/span><\/a><\/span><\/i><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.lapluma.net\/2025\/07\/27\/81133\/\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Espa\u00f1ol <a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/2025\/07\/lyna-al-tabal-ist-das-also-deine.html\">Deutsch\u00a0 <b><\/b><\/a><a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/2025\/07\/blog-post_28.html\"><b>\u0641\u0627\u0631\u0633\u06cc<\/b><\/a><\/strong><\/span><\/a><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt;\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Balance ta phrase Ziad\u2026Nous voulons des mots comme des balles. 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