{"id":52046,"date":"2023-05-03T11:14:28","date_gmt":"2023-05-03T11:14:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lapluma.net\/?p=52046"},"modified":"2023-05-03T15:17:01","modified_gmt":"2023-05-03T15:17:01","slug":"en-mexico-la-realidad-subordina-a-la-ficcion-fritz-glockner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2023\/05\/03\/en-mexico-la-realidad-subordina-a-la-ficcion-fritz-glockner\/","title":{"rendered":"Fritz Glockner : au Mexique, la r\u00e9alit\u00e9 subordonne la fiction"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mexico- \u00ab\u00a0Les individus qui ne connaissent pas leur pass\u00e9, qui n\u2019embrassent pas leur nostalgie, sont condamn\u00e9s \u00e0 cultiver leurs cauchemars\u00a0\u00bb, affirme l\u2019historien Fritz Glockner (Puebla, 1961), qui pr\u00e9pare son prochain roman sur Manuel Buend\u00eda (1926-1984), l\u2019un des journalistes les plus influents du Mexique, auteur de la chronique populaire \u201cRed Privada\u201d [R\u00e9seau Priv\u00e9], assassin\u00e9 par le chef de la Direction f\u00e9d\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 (DFS) pendant la guerre de basse intensit\u00e9 [aussi appel\u00e9e <a href=\"https:\/\/books.openedition.org\/pur\/142590?lang=fr\">Guerre sale<\/a>, 1965-1990, NdT]. [<a href=\"https:\/\/www.netflix.com\/tn-fr\/title\/81047904\">voir le documentaire \u201cRed Privada\u201d sur Netflix<\/a>, NdT].<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-52047\" src=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Glockner-261x300.png\" alt=\"\" width=\"435\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Glockner-261x300.png 261w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Glockner.png 364w\" sizes=\"auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Fritz Glockner, directeur d\u2019Educal<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Fritz Glockner, directeur d\u2019Educal [<em>organisme para\u00e9tatique d\u2019\u00e9dition et de distribution de livres, NdT<\/em>], a pass\u00e9 plus de 30 ans \u00e0 faire des recherches sur la gu\u00e9rilla, qui reste une \u201centit\u00e9 historique vivante\u201d. Par son travail d\u2019\u00e9crivain et de journaliste, il a pu traverser les sous-sols de l\u2019oubli, de la r\u00e9pression, de la torture et de la clandestinit\u00e9, mais aussi, chemin faisant, trouver l\u2019espoir, le pardon et la mani\u00e8re d\u2019honorer la m\u00e9moire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Je suis convaincu que nous sommes les seuls propri\u00e9taires de notre pass\u00e9, ni notre volont\u00e9, ni nos d\u00e9cisions, ni nos regrets ne vous appartiennent. Vous ne poss\u00e9dez que votre m\u00e9moire, votre belle nostalgie et vos souvenirs\u00a0\u00bb, dit Glockner.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Dans l\u2019histoire, il y a un processus cyclique des passions humaines qui prend parfois conscience de l\u2019incongruit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9. Et alors, que vous le vouliez ou non, vous agissez. L\u2019accumulation de la r\u00e9pression, de l\u2019offense, de l\u2019horreur, fait que les gens se radicalisent et choisissent alors d\u2019agir diff\u00e9remment de ce qui est l\u00e9galement \u00e9tabli. Chaque groupe arm\u00e9 radical au Mexique, qu\u2019il soit rural ou urbain, trouve d\u2019abord son origine dans l\u2019autod\u00e9fenses.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Glockner souligne que \u00ab\u00a0l\u2019histoire doit \u00eatre racont\u00e9e\u00a0\u00bb. Dans <em>Los a\u00f1os heridos. La historia de la guerrilla en M\u00e9xico 1968-1985<\/em> (Planeta, 2019), l\u2019auteur retrace le parcours des organisations de gu\u00e9rilla \u00e0 travers des r\u00e9cits et des personnages et leurs actions face au pouvoir et aux forces de l\u2019ordre. Il a fait de m\u00eame dans <em>Memoria Roja : historia de la guerrilla en M\u00e9xico 1943-1968<\/em> (Ediciones B, 2008), un livre qui est le fruit de vingt-cinq ans de recherches.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pour le romancier, l\u2019histoire des mouvements arm\u00e9s au Mexique est intrins\u00e8quement li\u00e9e \u00e0 sa m\u00e9moire personnelle, \u00e0 son \u00e2me, \u00e0 son sang familial. \u00ab\u00a0En tant qu\u2019\u00eatres humains, nous avons des traces de douleur, qui vous provoquent et vous construisent en tant qu\u2019individu, en tant que soci\u00e9t\u00e9 et en tant que m\u00e9moire collective\u00a0\u00bb, explique-t-il. La sienne est n\u00e9e lorsque son p\u00e8re Napole\u00f3n Glockner Carreto (m\u00e9decin et directeur d\u2019un h\u00f4pital \u00e0 Puebla) l\u2019a quitt\u00e9 en 1971, lorsqu\u2019il avait neuf ans, pour rejoindre la gu\u00e9rilla des Fuerzas de Liberaci\u00f3n Nacional (FLN). \u00ab\u00a0En f\u00e9vrier 1974, mon p\u00e8re est devenu un invit\u00e9 de marque au Palais Noir de Lecumberri [<em>sinistre prison de 1900 \u00e0 1976, aujourd\u2019hui si\u00e8ge des Archives nationales, NdT]<\/em> et je suis devenu un visiteur r\u00e9gulier \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans, lorsque je suis all\u00e9 le voir (tortur\u00e9) en compagnie de ma m\u00e8re. Apr\u00e8s sa sortie de prison, il a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 le 5 novembre 1976, atteint par une balle rue de Medell\u00edn*\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le meurtre a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 par Fernando Guti\u00e9rrez Barrios (1927-2000), ancien secr\u00e9taire \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et chef de la d\u00e9funte Direction f\u00e9d\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 (DFS), un appareil d\u2019\u00c9tat charg\u00e9 de contr\u00f4ler, r\u00e9primer et exterminer les groupes et mouvements dissidents.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0\u00c0 cette \u00e9poque, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 creuser mes angoisses, car je ne pouvais pas \u00e9lever la voix, le spectre de la r\u00e9pression continuant \u00e0 me hanter. Apr\u00e8s la mort de mon p\u00e8re, la famille Glockner Corte a transform\u00e9 sa nostalgie, sa m\u00e9moire, en un murmure. Nous avions l\u2019habitude de nous r\u00e9unir lors des repas pour partager notre nostalgie et souffler sur les aspirations du pass\u00e9. Mais le murmure commence \u00e0 grandir et n\u2019appartient plus au noyau familial. On en parle aux proches, aux amis, on commence \u00e0 enqu\u00eater, \u00e0 parcourir les archives de journaux, les librairies pour essayer de comprendre, et nulle part on ne m\u2019a donn\u00e9 de r\u00e9ponse au traumatisme nostalgique de l\u2019abandon \u00e0 9 ans, des retrouvailles adolescentes \u00e0 13 ans \u00e0 Lecumberri, de l\u2019assassinat du p\u00e8re \u00e0 15 ans. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas le p\u00e8re, c\u2019\u00e9tait le pays. On essaie alors de renouer avec le pass\u00e9 collectif de ce qui s\u2019est pass\u00e9 dans le microcosme familial et on ne trouve pas de r\u00e9ponses\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pour parcourir ces art\u00e8res de la trag\u00e9die collective, l\u2019auteur a \u00e9crit son premier roman, <em>Veinte de Cobre : memoria de la clandestinidad<\/em> (publi\u00e9 en 1996 dans une \u00e9dition unique aux \u00e9ditions J. Mortiz dans la s\u00e9rie <em>Volador<\/em> et en 2021 dans sa deuxi\u00e8me \u00e9dition), o\u00f9 il plonge dans la m\u00e9moire personnelle, familiale et historique de la guerre de basse intensit\u00e9, mais surtout il raconte l\u2019histoire \u00e9mouvante de son p\u00e8re qui a \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9, emprisonn\u00e9, lib\u00e9r\u00e9 et finalement assassin\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0La litt\u00e9rature est le premier lien qui commence \u00e0 briser le si\u00e8ge ou qui commence \u00e0 \u00e9clairer les sous-sols de cette assembl\u00e9e de fous qu\u2019a \u00e9t\u00e9 l\u2019ignominie de l\u2019\u00c9tat mexicain, qui a tortur\u00e9, assassin\u00e9, fait dispara\u00eetre, mais qui a aussi donn\u00e9 l\u2019impression qu\u2019au Mexique nous \u00e9tions les meilleurs, invitant les pers\u00e9cut\u00e9s des dictatures latino-am\u00e9ricaines ; de L\u00e1zaro C\u00e1rdenas (1895-1970) en 1939 avec les exil\u00e9s r\u00e9publicains espagnols, puis un peu plus tard avec Adolfo L\u00f3pez Mateos (1909-1969), mais surtout avec Luis Echeverr\u00eda \u00c1lvarez (1922-2022). Cela a permis de cacher l\u2019horreur commise \u00e0 l\u2019encontre des Mexicains.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Nous sommes un pays o\u00f9, en tant qu\u2019\u00e9crivain, \u00e7a vous co\u00fbte une couille et la moiti\u00e9 de l\u2019autre, parce qu\u2019\u00e9crire de la fiction implique un risque \u00e9norme lorsque la r\u00e9alit\u00e9 subordonne la fiction. Je pense que nous sommes le seul pays o\u00f9 l\u2019\u00e9crivain de fiction doit relever de tr\u00e8s grands d\u00e9fis, afin que la r\u00e9alit\u00e9 ne subordonne pas son \u00e9criture\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Cementerio de papel<\/em> (2004) est n\u00e9 lorsqu\u2019en 2002, Fritz Glockner est retourn\u00e9 \u00e0 Lecumberri pour retrouver son p\u00e8re, mais sous la forme de documents, de papiers conserv\u00e9s dans le ch\u00e2teau noir, puisque cette ann\u00e9e-l\u00e0, les archives de la DFS (Direcci\u00f3n Federal de Seguridad) ont \u00e9t\u00e9 ouvertes dans l\u2019Archivo General de la Naci\u00f3n (Archives g\u00e9n\u00e9rales de la nation). \u00ab\u00a0Il a fallu tant de travail \u00e0 la famille Glockner Corte pour sortir la figure, le corps, l\u2019essence de Napol\u00e9on Glockner de Lecumberri en juillet 1974, pour que le syst\u00e8me politique mexicain me le rende quelques ann\u00e9es plus tard et l\u2019enferme \u00e0 nouveau \u00e0 Lecumberri. Et ce n\u2019\u00e9tait pas seulement celle de mon p\u00e8re, mais aussi celle de Heberto Castillo (professeur \u00e0 l\u2019UNAM et pers\u00e9cut\u00e9 par le DFS) ou de Salvador Nava (m\u00e9decin et homme politique connu pour sa lutte extraordinaire en tant que grand leader de l\u2019opposition au Potos\u00ed). Comment ont-ils pu penser \u00e0 cela !<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0C\u2019est une bonne chose que nous ayons acc\u00e8s aux archives de la police, mais quels connards de les avoir renvoy\u00e9s \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 ils sont morts et o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 battus et tortur\u00e9s. Nous sommes le seul pays \u00e0 avoir ce genre de parodie qui n\u2019est pas du surr\u00e9alisme, mais bien une parodie tragicomique. Quel autre pays a enferm\u00e9 ses opposants dans un centre de torture aussi impressionnant que le Palacio Negro de Lecumberri et les y a renvoy\u00e9s des ann\u00e9es plus tard sous forme de papier\u00a0?\u00a0\u00bb, dit Fritz Glockner.<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Sur les fant\u00f4mes<\/strong><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Mes fant\u00f4mes sont nombreux, mais ils m\u2019accompagnent pour le mieux. Aucun fant\u00f4me ne devient un spectre du mal, pour moi ce sont des amis, car ce sont eux qui vous accompagnent dans le pr\u00e9sent. Je suis toujours accompagn\u00e9 par la belle image tr\u00e8s affectueuse de mon p\u00e8re, l\u2019image de mon grand-p\u00e8re comme une petite m\u00e8re, je suis toujours accompagn\u00e9 par la gentillesse de Paco Ignacio Taibo I (1924-2008), je suis toujours accompagn\u00e9 par la folie et la fermet\u00e9 de Carlos Fern\u00e1ndez del Real (l\u2019avocat du travail des plus importants prisonniers politiques de la gu\u00e9rilla) et la nostalgie des mots d\u2019\u00c1ngel Gonz\u00e1lez (un po\u00e8te espagnol renomm\u00e9 qui a fait partie de la g\u00e9n\u00e9ration de 1950).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Les spectres, oui, on les enterre dans un cimeti\u00e8re. J\u2019ai enterr\u00e9 Luis Echeverr\u00eda, Fernando Guti\u00e9rrez Barrios et Fernando Y\u00e1\u00f1ez il y a longtemps. Tu ne peux pas garder la compagnie d\u2019un connard dans ta vie actuelle parce que c\u2019est un instantan\u00e9 et dans ta m\u00e9moire et ton souvenir, ces cadavres sont l\u00e0 mais ils ne t\u2019accompagnent pas. Pour moi, chaque fant\u00f4me est une r\u00e9conciliation dans le temps et il faut s\u2019enivrer avec lui.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Les fant\u00f4mes, la m\u00e9moire, la nostalgie sont la meilleure option et la meilleure potion pour \u00e9viter le seul ennemi qui est l\u2019oubli. La cr\u00e9ation de son propre imaginaire individuel et la conscience que l\u2019on n\u2019est que de son pass\u00e9, parce qu\u2019\u00e9videmment, je pense qu\u2019on ne peut pas se permettre de tomber dans la rh\u00e9torique du pass\u00e9 sans fant\u00f4mes, parce que ce serait alors un pass\u00e9 ou un moment historique qui n\u2019agirait pas dans le pr\u00e9sent et c\u2019est pourquoi il faut faire appel \u00e0 Benito Ju\u00e1rez (1806-1872), M\u00e1ximo Serd\u00e1n Alatriste (1879-1910), ou bien s\u00fbr, comme je l\u2019ai dit dans mon cas, Julio, Napole\u00f3n, Paco, \u00c1ngel, ma s\u0153ur Julieta, ma tante, etc., parce que j\u2019insiste sur le fait qu\u2019il faut embrasser la nostalgie, qu\u2019il faut savoir cultiver ses d\u00e9sirs pour \u00e9viter de tomber dans ses propres cauchemars\u00a0\u00bb, conclut Fritz Glockner.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il esp\u00e8re r\u00e9\u00e9diter cette ann\u00e9e <em>El Barco de la ilusi\u00f3n<\/em> (Ediciones B, 2005), qui traite de la vie de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Germ%C3%A1n_Vald%C3%A9s\">Germ\u00e1n Vald\u00e9z, <em>Tin Tan<\/em><\/a>.<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>\u00a0<span style=\"font-size: 18pt;\">NdT<\/span><\/em><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>* Selon les sources officielles, Napole\u00f3n Glockner Carreto et Nora Rivera Rodr\u00edguez ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s par un commando urbain des FLN \u00e0 Mexico, pour venger leurs anciens camarades, parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas support\u00e9 les tortures et avaient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019emplacement de la planque de Nepantla, dans l\u2019\u00c9tat de Mexico et du foyer de gu\u00e9rilla au Chiapas.<\/em><\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.educal.com.mx\/autor\/511681-glockner-fritz.html\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-52048\" src=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Libros-Glockner-300x87.png\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"186\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Libros-Glockner-300x87.png 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Libros-Glockner.png 640w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong><a href=\"https:\/\/www.educal.com.mx\/autor\/511681-glockner-fritz.html\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Livres de Fritz Glockner<\/span><\/a><span style=\"font-size: 14pt;\"> [in\u00e9dits en fran\u00e7ais]<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 18pt;\">Patricia Yanelli Guerrero<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"font-size: 18pt;\">Original:\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.lapluma.net\/2023\/05\/03\/en-mexico-la-realidad-subordina-a-la-ficcion-fritz-glockner\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener noreferrer\">En M\u00e9xico la realidad subordina a la ficci\u00f3n: Fritz Glockner<\/a><\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"font-size: 18pt;\">Traduit par <a href=\"https:\/\/drive.google.com\/file\/d\/1gsyqlAzJ3-AzJC7spjonwFSSRs8Qw6FM\/view?usp=sharing\">Fausto Giudice<\/a><\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"font-size: 18pt;\">Source: <a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/2023\/05\/patricia-yanelli-guerrero-fritz.html\">Tlaxcala<\/a>, le 1 mai 2023<\/span><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mexico- &laquo;&nbsp;Les individus qui ne connaissent pas leur pass&eacute;, qui n&rsquo;embrassent pas leur nostalgie, sont condamn&eacute;s &agrave; 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