{"id":48168,"date":"2023-01-31T14:57:58","date_gmt":"2023-01-31T14:57:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lapluma.net\/?p=48168"},"modified":"2023-01-31T20:45:56","modified_gmt":"2023-01-31T20:45:56","slug":"reivindicar-a-villa-permitira-poner-en-relieve-la-insurgencia-popular-taibo-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2023\/01\/31\/reivindicar-a-villa-permitira-poner-en-relieve-la-insurgencia-popular-taibo-ii\/","title":{"rendered":"Paco Ignacio Taibo II : \u201cRevendiquer Pancho Villa va nous permettre de mettre en avant ce qu\u2019\u00e9tait et ce qu\u2019est l\u2019insurrection populaire\u201d"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Comme s\u2019il s\u2019agissait de la station de m\u00e9tro Balderas \u00e0 l\u2019heure de pointe, l\u2019\u0153uvre de l\u2019\u00e9crivain Paco Ignacio Taibo II est encombr\u00e9e. H\u00e9ctor Belascoar\u00e1n Shayne, le c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9tective de ses romans policiers, est de retour (s\u2019il est jamais parti). Sa biographie en espagnol de Pancho Villa en est \u00e0 sa 27<sup>e<\/sup> \u00e9dition et une nouvelle \u00e9dition sera publi\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de la comm\u00e9moration nationale [centenaire de son assassinat le 20 juillet, NdT]. Cette ann\u00e9e \u00e9galement, la version anglaise para\u00eetra aux USA. Enfin, on peut trouver ses deux derniers livres en librairie : La libertad, Tres historias de la historia et La historia del gueto de Varsovia.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-48175 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Paco-Ignacio-Taibo-en-las-instalaciones-de-La-Jornada-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"572\" height=\"429\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Paco-Ignacio-Taibo-en-las-instalaciones-de-La-Jornada-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Paco-Ignacio-Taibo-en-las-instalaciones-de-La-Jornada-1024x767.jpg 1024w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Paco-Ignacio-Taibo-en-las-instalaciones-de-La-Jornada-768x575.jpg 768w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Paco-Ignacio-Taibo-en-las-instalaciones-de-La-Jornada.jpg 1117w\" sizes=\"auto, (max-width: 572px) 100vw, 572px\" \/><\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>L\u2019\u00e9crivain Paco Ignacio Taibo II, dans les locaux de <em>La Jornada<\/em>. Photo Yazm\u00edn Ortega Cort\u00e9s<\/strong><\/span><\/h5>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Peut-on parler d\u2019une renaissance belascoaranienne?<\/strong><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Oui, c\u2019est vrai. Les \u0153uvres compl\u00e8tes de Belascoar\u00e1n seront publi\u00e9es en Espagne en deux volumes. Le premier est d\u00e9j\u00e0 sorti, le second para\u00eetra en f\u00e9vrier. Et puis il y a la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e sur Netflix, le revival b\u00e9lascoaraniste qu\u2019elle a provoqu\u00e9 et la fa\u00e7on dont les ventes de ses livres ont explos\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Bon, ce n\u2019est pas vraiment un revival. \u2018Belascoar\u00e1n a toujours vendu r\u00e9guli\u00e8rement, tant ses romans complets que les versions individuelles. Il a \u00e9t\u00e9 en vie. Mais la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e a cr\u00e9\u00e9 un renouveau de ses lectures qui a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre remarqu\u00e9 dans les salons du livre ces derniers mois. Il a connu un grand succ\u00e8s dans des pays tels que le Mexique, l\u2019Italie et la Gr\u00e8ce. En fait, il y a la possibilit\u00e9 d\u2019une deuxi\u00e8me saison de la s\u00e9rie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Avant que Rafael Ram\u00edrez Heredia et toi ne vous aventuriez dans le genre, Rafael Bernal a \u00e9crit <a href=\"https:\/\/polars.pourpres.net\/polar-59010-editions\">Le complot mongol<\/a>. Apr\u00e8s cela, il a prolif\u00e9r\u00e9. Pourquoi as-tu commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire des romans policiers et que s\u2019est-il pass\u00e9 ?<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Lorsque Rafael Ram\u00edrez et moi avons lanc\u00e9 le genre n\u00e9o-policier au Mexique, nous avons voulu faire revivre <em>Le complot mongol<\/em>. Le livre \u00e9tait une pi\u00e8ce d\u00e9tach\u00e9e qui est rest\u00e9e d\u00e9tach\u00e9e, par un auteur tr\u00e8s in\u00e9gal. Lorsque nous nous sommes adress\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9diteur Joaqu\u00edn Mortiz pour le sugg\u00e9rer, il a r\u00e9pondu : \u201cPourquoi pas, vu que j\u2019ai les trois quarts de l\u2019\u00e9dition invendus\u201d.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Les autres qui \u00e9taient l\u00e0, et qui auraient d\u00fb fonder le n\u00e9o-polar mexicain, \u00e9taient Jorge Ibarg\u00fcengoitia, avec <em>Las muertas<\/em> et <em>Dos cr\u00edmenes<\/em>, et Vicente Le\u00f1ero, avec <em>Los alba\u00f1iles<\/em>. Mais ils ont refus\u00e9 de dire qu\u2019il s\u2019agissait de romans policiers. Comme s\u2019ils avaient le syndrome de la haute litt\u00e9rature. Ils n\u2019ont pas cr\u00e9\u00e9 de genre. Ce que Rafael Ram\u00edrez et moi avons fait, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 de cr\u00e9er un genre au Mexique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Nous \u00e9tions accompagn\u00e9s par une vague qui, nous le savons aujourd\u2019hui, \u00e9tait internationale, mais nous ne le savions pas \u00e0 l\u2019\u00e9poque car c\u2019\u00e9tait une vague invisible. Quand j\u2019\u00e9crivais <em>D\u00edas de combate<\/em>, Manuel V\u00e1zquez Montalb\u00e1n \u00e9crivait <em>Tatuaje<\/em>. Aux USA, Roger L. Simon \u00e9tait en train d\u2019\u00eatre p\u00fbbli\u00e9. Ross Thomas \u00e9tait un challenger \u00e0 New York. J\u00fcrgen Alberts le faisait en Allemagne et Jean-Patrick Manchette en France.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Lorsque nous nous sommes rencontr\u00e9s, gr\u00e2ce aux bons offices de la Semana Negra de Gij\u00f3n, nous avons r\u00e9alis\u00e9 que nous \u00e9tions un courant. Le premier \u00e0 l\u2019\u00e9tablir de mani\u00e8re \u00e9vidente a \u00e9t\u00e9 une \u00e9mission en France intitul\u00e9e <em>Du drapeau rouge au roman noir<\/em>, qui commen\u00e7ait en disant : \u00ab\u00a0O\u00f9 \u00e9tiez-vous en 67, 68, 69 ?\u00a0\u00bb, puis recensait les romans policiers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La g\u00e9n\u00e9ration de 68 \u00e9tait entr\u00e9e dans le roman policier avec l\u2019id\u00e9e claire, transparente et d\u00e9cisive que la guerre continuait par d\u2019autres moyens et que la lutte contre le syst\u00e8me avait trouv\u00e9 refuge dans le roman policier. Nous \u00e9tions la g\u00e9n\u00e9ration qui disait : \u00ab\u00a0Le capitalisme, c\u2019est nul\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On se connaissait et on \u00e9crivait des avant-propos l\u2019un pour l\u2019autre. C\u2019\u00e9tait un ph\u00e9nom\u00e8ne courant pour nous aider \u00e0 \u00eatre publi\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale, en brisant les fronti\u00e8res.<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Pourquoi \u00e9tait-il consid\u00e9r\u00e9 comme un genre mineur ?<\/strong><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il existe un analphab\u00e9tisme fonctionnel. Aujourd\u2019hui, au Mexique, les architectes du politiquement correct continuent de penser que le roman policier est un genre mineur. Ce qui se passe, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019osent pas le dire. Et pourtant, certains auteurs de premi\u00e8re ligne de l\u2019exp\u00e9rimentalisme litt\u00e9raire se sont approch\u00e9s du roman policier, car ils y trouvent une source narrative tr\u00e8s int\u00e9ressante.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">En Espagne, la bataille a \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9e par V\u00e1zquez Montalb\u00e1n, qui \u00e9tait un intellectuel tout terrain. Il \u00e9tait tr\u00e8s difficile de discuter avec quelqu\u2019un qui \u00e9tait un leader politique, un excellent po\u00e8te, un romancier exp\u00e9rimental et aussi avec le cr\u00e9ateur du n\u00e9o-polar espagnol, accompagn\u00e9 par Andreu Mart\u00edn et Juan Madrid. Il \u00e9tait beaucoup moins difficile pour eux de gagner la bataille en Espagne qu\u2019au Mexique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-48176 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/008e1pol-1-196x300.jpg\" alt=\"\" width=\"392\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/008e1pol-1-196x300.jpg 196w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/008e1pol-1.jpg 327w\" sizes=\"auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Villa est de retour gr\u00e2ce \u00e0 \u201cquatre personnes (Jes\u00fas Vargas, Friedrich Katz, Pedro Salmer\u00f3n et Taibo II) qui, au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, ont \u00e9crit des livres sur lui et liquid\u00e9 la l\u00e9gende noire\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Paico Ignacio Taibo II dans son interview. Photo Yazm\u00edn Ortega Cort\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\">Pancho Villa est de retour.<\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">-Oui, et je ne suis pas le seul \u00e0 meen attribuer le m\u00e9rite. Le m\u00e9rite revient \u00e0 quatre personnes qui, au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, ont \u00e9crit des livres sur Villa qui ne sont pas discutables, qui ont balay\u00e9 la l\u00e9gende noire. Le travail de Katz, le mien, celui de Chuy Vargas et de Pedro Salmer\u00f3n l\u2019ont balay\u00e9e. Nous avons r\u00e9duit en bouillie la l\u00e9gende noire qui \u00e9tait cach\u00e9e, dissimul\u00e9e, qui r\u00e9sistait \u00e0 reconna\u00eetre Villa comme un h\u00e9ros populaire, et qui lui collait des \u00e9tiquettes comme \u201csauvage, assassin, polygame\u201d, et blablabla.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Les livres qui ont racont\u00e9 la v\u00e9ritable histoire de qui \u00e9tait Pancho Villa ont chang\u00e9 le ton avec lequel il est reconnu aujourd\u2019hui. Il y aura de nombreux films gringos dans lesquels Villa appara\u00eet bourr\u00e9, mais un Mexicain moyennement inform\u00e9 sait qu\u2019il ne buvait pas d\u2019alcool.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est un personnage vraiment int\u00e9ressant. Tr\u00e8s mauvais dans les discours publics, merveilleux dans les conversations courtes. Le verbiage autour du feu de camp, les discussions, les potins, les anecdotes, \u00e9taient fabuleux. Sa conversation avec Zapata est m\u00e9morable. Heureusement, elle a \u00e9t\u00e9 not\u00e9e en st\u00e9nographie. Nous savons qu\u2019ils n\u2019avaient aucun d\u00e9sir d\u2019\u00eatre pr\u00e9sident, bien au contraire. Ils disiaent des choses comme : \u00ab\u00a0\u00c0 Mexico, quand je monte sur le trottoir, j\u2019ai le vertige\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Allons-y ! Tu vas au sud pour faire la R\u00e9forme Agraire et je vais au nord pour faire les brigades avec la Divisi\u00f3n del Norte, les D\u00e9veloppements Agraires Paysans\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pour quelqu\u2019un comme moi, qui venait du roman, il avait le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre un tiroir sans fin d\u2019anecdotes. Ainsi, quand tu \u00e9cris l\u2019histoire de Villa, tu as une accumulation d\u2019histoires qui mettent du sel et te donnent le personnage. Cela permet une lecture ouverte qui laisse le lecteur juge.<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\">Ton livre sur Villa fait des centaines de pages, comment un ouvrage aussi volumineux peut-il en m\u00eame temps \u00eatre aussi populaire?<\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Parce que c\u2019est la m\u00eame chose pour beaucoup de gens que pour moi : quand tu aimes un livre, tu ne veux pas qu\u2019il se termine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Des choses incroyables me sont arriv\u00e9es avec le livre de Villa. Je suis \u00e0 Durango et on s\u2019arr\u00eate chez une dame qui fait des gorditas* sur le <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Comal\">comal<\/a>. Mon guide, Jerry Segura, me pr\u00e9sente. Elle s\u2019essuie les mains sur son tablier et sort de sous le comal une \u00e9dition de Pancho Villa, \u00e0 moiti\u00e9 noiricie par la fum\u00e9e. Neuf ou dix personnes l\u2019avaient lu. \u00ab\u00a0Wow, c\u2019est g\u00e9nial !\u00a0\u00bb me dit-elle. \u00ab\u00a0Vous savez pourquoi nous l\u2019avons lu ?\u00a0\u00bb Je lui ai demand\u00e9, avec une \u00e9norme curiosit\u00e9 : \u00ab\u00a0Pourquoi ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Parce que le g\u00e9n\u00e9ral nous l\u2019a recommand\u00e9. Il dit que c\u2019est tr\u00e8s bon\u00a0\u00bb, r\u00e9pond-elle. Allez ! Je sors ma timidit\u00e9 du placard et partage mes doutes : \u00ab\u00a0Excusez-moi, madame, quel g\u00e9n\u00e9ral ?\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Pancho, parce qu\u2019il vient parfois. Madero ne vient jamais, mais Pancho vient parfois et quand il le fait, il dit, lisez le livre de Taibo parce qu\u2019il est tr\u00e8s bon\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00ab\u00a0Bonne m\u00e8re !\u00a0\u00bb, me suis-je dit. Je l\u2019ai embrass\u00e9e et enlac\u00e9e pour lui dire au revoir et j\u2019ai sign\u00e9 son exemplaire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Lorsque je suis arriv\u00e9 \u00e0 la conf\u00e9rence que j\u2019allais donner, je me suis dit : \u00ab\u00a0Tu n\u2019as pas le cran, hein que tu n\u2019oses pas dire au public que ce livre est int\u00e9ressant parce que Pancho Villa l\u2019a recommand\u00e9\u00a0? \u00ab\u00a0Et je n\u2019ai pas os\u00e9, je ne suis pas all\u00e9 si loin.<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Pourquoi revendiquer Villa aujourd\u2019hui ?<\/strong><\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La revendication de Villa va nous permettre de mettre en avant ce qu\u2019\u00e9tait et ce qu\u2019est l\u2019insurrection populaire. C\u2019est un homme qui, pendant 50 jours en tant que gouverneur de Chihuahua, a cr\u00e9\u00e9 50 \u00e9coles. Dans la 4T [<em>la \u00ab\u00a0Quatri\u00e8me Transformation\u00a0\u00bb proclam\u00e9e par le pr\u00e9sident Manuel Lopez Obrador, NdT<\/em>], nous devons encore sortir du labyrinthe bureaucratique de la gestion d\u2019un \u00c9tat. Villa l\u2019a r\u00e9solu par des actes. Je pense que cette image va avoir un impact sur les lecteurs et leur dire que le probl\u00e8me des choses, c\u2019est de les faire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mettre Villa \u00e0 l\u2019ordre du jour, c\u2019est la m\u00eame chose que de parler de Madero, Zapata ou Ju\u00e1rez. C\u2019est le pass\u00e9 qui vit avec nous. Il a des r\u00e8gles. Vous ne pouvez pas le sortir et le transporter \u00e0 notre \u00e9poque et l\u2019utiliser comme exemple. Mais, gr\u00e2ce \u00e0 lui, tu peux r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 nos origines, \u00e0 notre identit\u00e9 et \u00e0 notre avenir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est l\u00e0 toute l\u2019importance de Villa. J\u2019ai \u00e9crit sa biographie pour l\u2019int\u00e9grer dans le calendrier des saints la\u00efc. Je suis sans vergogne un villista dans l\u2019\u00e2me.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>NdT<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">* <strong>Gorditas<\/strong>\u00a0: litt. \u00ab\u00a0petites grosses \u00bb, \u00e9quivalent mexicain des empanadas, arepas, b\u00f6rek, samoussa, ftayer, ou pirojki, autrement dit des chaussons de p\u00e2te feuillet\u00e9e et farcis de divers ingr\u00e9dients selon les r\u00e9gions et les go\u00fbts.<\/span><\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Luis Hern\u00e1ndez Navarro<br \/>\n<\/strong><\/span><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Original: <\/strong><a href=\"https:\/\/www.lapluma.net\/2023\/01\/31\/reivindicar-a-villa-permitira-poner-en-relieve-la-insurgencia-popular-taibo-ii\/\"><strong>Reivindicar a Villa permitir\u00e1 poner en relieve la insurgencia popular: Taibo II<\/strong><\/a><br \/>\n<\/span><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Publi\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.jornada.com.mx\/notas\/2023\/01\/29\/cultura\/reivindicar-a-villa-permitira-poner-en-relieve-la-insurgencia-popular-taibo-ii\/\">La Jornada<\/a>, le 29 janvier 2023<br \/>\n<\/strong><\/span><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Traduit par<\/strong><strong><a href=\"https:\/\/docs.google.com\/document\/d\/1iCMKgo4n9QO9LQzVQUf3JXAkTrNmAGrNIkQgnIOlIdM\/edit\"> Fausto Giudice<\/a><br \/>\n<\/strong><\/span><span style=\"font-size: 14pt;\">Source: <a href=\"https:\/\/tlaxcala-int.blogspot.com\/2023\/01\/luis-hernandez-navarro-paco-ignacio.html\">Tlaxcala<\/a>, le 30 janvier\u00a0 2023<\/span><\/h2>\n<div style=\"text-align: center;\"><a style=\"clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;\" href=\"https:\/\/www.payot-rivages.fr\/payot\/livre\/pancho-villa-tome-1-9782228908115\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEh08G_8H7ykSVHit3HbxrImbw1Dsu61IVKcgsdp6WTo18C-WcP1yWDHjQm3FwX6kkZpMbLTczWKtvddaQfnbyakKfqUlT8kcNJZ9DgndXtPE8HNOHxV6yjjcES9Cd0JQNcS2wt3h5K4tWAj9ZC5PFMgGrQNkjTs52ID3gE9kv7hBYMnl1NpMnAsTZgAxw\/w258-h400\/Pancho%20Villa%20T%201.jpg\" width=\"258\" height=\"400\" border=\"0\" data-original-height=\"341\" data-original-width=\"220\" \/><\/a><span style=\"font-family: 'Georgia',serif; font-size: 14pt;\">\u00a0<a style=\"margin-left: 1em; margin-right: 1em;\" href=\"https:\/\/www.payot-rivages.fr\/payot\/livre\/pancho-villa-tome-2-9782228908122\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"https:\/\/blogger.googleusercontent.com\/img\/b\/R29vZ2xl\/AVvXsEgUWNAevy5UmBYIMxVkIHycgxCcD8BOWjtO7kK19ZdHXhIgiENDyNEzozdgwLCwGyGWUYuw1UAVJ84hKF90GhSmLk0AlMxcdvl86EKLQwZSGqtMPRSg_HDoBegMdbii7QU-yywnsKc8QJhCVlQUmNoLxrwVSUTaB4PCnBB-qeMLrlmAq0gQQyL9yEnoJg\/w264-h400\/Pancho%20Villa%20T%202.jpg\" width=\"264\" height=\"400\" border=\"0\" data-original-height=\"334\" data-original-width=\"220\" \/><\/a><\/span><\/div>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mettre Villa \u00e0 l\u2019ordre du jour, c\u2019est la m\u00eame chose que de parler de Madero, Zapata ou Ju\u00e1rez. 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