{"id":2644,"date":"2018-11-01T23:59:48","date_gmt":"2018-11-01T23:59:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lapluma.net\/?p=2644"},"modified":"2018-11-02T00:25:47","modified_gmt":"2018-11-02T00:25:47","slug":"cuando-los-esclavos-se-afrancesaron-bahia-1798-la-revolucion-de-los-jacobinos-negros-en-brasil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2018\/11\/01\/cuando-los-esclavos-se-afrancesaron-bahia-1798-la-revolucion-de-los-jacobinos-negros-en-brasil\/","title":{"rendered":"<i>\u00ab\u00a0Fran\u00e7aiseries\u00a0\u00bb d&rsquo;esclaves<\/i> <br>Bahia, 1798: La r\u00e9volution des Jacobins Noirs au Br\u00e9sil"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2647 alignleft\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/aut_6315Bis.jpg\" alt=\"\" width=\"71\" height=\"70\" \/>Dans la colonie fran\u00e7aise sucri\u00e8re la plus riche, les planteurs tent\u00e8rent d&rsquo;obtenir leur autonomie et les hommes libres de couleur exig\u00e8rent la citoyennet\u00e9 promise en 1789, facilitant l&rsquo;insurrection des captifs en ao\u00fbt 1791, qui fonda Ha\u00efti en 1804, premier territoire am\u00e9ricain libre de l&rsquo;esclavage.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Depuis 1789, l&rsquo;\u00c9tat absolutiste lusitanien faisait tout pour que les id\u00e9aux r\u00e9volutionnaires, d\u00e9mocratiques et lib\u00e9raux fran\u00e7ais n&rsquo;atteignent pas la ville et les colonies. Au Br\u00e9sil on surveillait les inhabituels visiteurs \u00e9trangers et on contr\u00f4lait les bagages d\u00e9charg\u00e9s des bateaux, cherchant des livres et des pamphlets subversifs. La vigilance \u00e9tait extr\u00eame \u00e0 Salvador, le principal port du Br\u00e9sil colonial<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Ancienne capitale de la colonie, avec 60.000 habitants, aux rues \u00e9troites, irr\u00e9guli\u00e8res et sales, aux c\u00f4tes escarp\u00e9es, avec ses \u00e9glises, ses monast\u00e8res et ses maisons basses, Salvador \u00e9tait la seconde m\u00e9tropole de l&#8217;empire lusitanien, apr\u00e8s Lisbonne. Deux tiers de la population \u00e9tait noire et m\u00e9tisse, un tiers blanche et indig\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En 1789 la colonie connaissait des difficult\u00e9s et Bahia un certain essor \u00e9conomique, avec des exportations de sucre, de coton, d&rsquo;indigo, de tonneaux d&rsquo;eau-de-vie, de tabac et d&rsquo;autres produits. En d\u00e9pit de la richesse commerciale, Salvador d\u00e9pendait de la production rurale, qui ne produisait pratiquement plus rien. Les commandements de la m\u00e9tropole prohibaient toute production manufacturi\u00e8re dans les colonies luso-br\u00e9siliennes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Des principales m\u00e9tropoles europ\u00e9ennes, par le Portugal, arrivaient de multiples marchandises qui \u00e9taient consomm\u00e9es \u00e0 Salvador ou r\u00e9export\u00e9es vers l&rsquo;int\u00e9rieur et vers les autres capitaineries voisines : huile d&rsquo;olive, armes, poivre, tissus, v\u00eatements, vin, compl\u00e9ments domestiques, mat\u00e9riaux de construction, etc. Le principal produit import\u00e9 \u00e9tait le travailleur africain. Le commerce bahianais \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9 par de riches commer\u00e7ants, surtout de captifs, en g\u00e9n\u00e9ral portugais.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Comme le reste de la colonie, la soci\u00e9t\u00e9 bahianaise \u00e9tait dispos\u00e9e en strates. Au sommet de la pyramide on trouvait les grands propri\u00e9taires des plantations et les commer\u00e7ants; la base \u00e9tait form\u00e9e par des milliers de captifs. Chaque ann\u00e9e, des lots d&rsquo;Africains \u00e9taient conduits jusqu&rsquo;\u00e0 Salvador. La communaut\u00e9 des esclaves \u00e9tait h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, elle \u00e9tait divis\u00e9e entre captifs n\u00e9s au Br\u00e9sil, de diff\u00e9rentes couleurs et professions, et Africains de diverses cultures et langues.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Entre les esclavagistes et les esclaves il y avait la figure de l&rsquo;homme libre pauvre, avec peu de possibilit\u00e9s d&rsquo;ascension sociale, mais de \u00ab\u00a0sang pur\u00a0\u00bb. Ceux-ci travaillaient comme ad ministrateurs, caissiers, fermiers, marins, vendeurs ou bien entraient dans le bas clerg\u00e9, ou occupaient des charges civiles et militaires inf\u00e9rieures, ou encore se partageaient les activit\u00e9s artisanales avec les <i>captifs de profit ou de location (voir note)<\/i>. Les postes de prestige \u00e9taient le semi-privil\u00e8ge des Portugais de naissance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">A Salvador, les hommes libres de couleur \u00e9taient contract\u00e9s comme artisans, dans le petit commerce, comme soldats et sous-officiers de premi\u00e8re ligne, toujours pour une solde de mis\u00e8re. Pour survivre les soldats avaient coutume d&rsquo;avoir un second travail. Leur sort \u00e9tait d\u00e9primant. En plus des possibilit\u00e9s restreintes d&rsquo;insertion \u00e9conomique, on les stigmatisait pour la couleur de leur peau, qui leur fermait l&rsquo;acc\u00e8s aux postes civils, religieux et administratifs interm\u00e9diaires.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">A la fin du XVIIIe si\u00e8cle le Br\u00e9sil \u00e9tait la grande source de revenus de la classe dominante. Le monopole commercial et les diverses taxes consommaient une partie des revenus et ench\u00e9rissaient le co\u00fbt de la vie au Br\u00e9sil. La population pauvre de Salvador avait r\u00e9ellement faim et se voyait condamn\u00e9e \u00e0 mendier de la nourriture.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Chez les leaders locaux se renfor\u00e7ait l&rsquo;id\u00e9e du caract\u00e8re parasitaire qu\u2019impliquait \u00a0le r\u00e9gime colonial, sentiment renforc\u00e9 par l&rsquo;ind\u00e9pendance des USA et par les id\u00e9es lib\u00e9rales et r\u00e9volutionnaires fran\u00e7aises. Dix ann\u00e9es plus t\u00f4t avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9e la conspiration pour l&rsquo;ind\u00e9pendance de Minas Gerais.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En 1798, Salvador connut l&rsquo;unique r\u00e9volte coloniale et imp\u00e9riale du Br\u00e9sil qui, avec des articulations traversant la soci\u00e9t\u00e9 coloniale de bas en haut, proposa une r\u00e9organisation d\u00e9mocratique pour la r\u00e9gion, en dehors de l\u2019ordre esclavagiste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>NdlR: Les captifs de location (<i>cativos de aluguel<\/i>) \u00e9taient lou\u00e9s \u00e0 un priv\u00e9 ou \u00e0 l\u2019\u00c9tat par leur ma\u00eetre, qui recevait l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de leur \u201cloyer\u201d, \u00e0 charge pour lui de nourrir l\u2019esclave, les loueurs n\u2019\u00e9tant pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 entretenir sa force de reproduction. Les captifs de profit (<i>cativos ganhadores<\/i>) se d\u00e9pla\u00e7aient librement, offrant leurs produits et services, \u00e0 condition de payer un gain fixe \u2013quotidien, hebdomadaire ou mensuel) \u00e0 leur ma\u00eetre. Celui-ci investissait ce gain dans la nourriture, l\u2019habillement, le logement et la constitution d\u2019un petit p\u00e9cule pour l\u2019esclave.<\/strong><\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala.es\/images\/gal_3597.jpg\" alt=\"\" \/><br \/>\n<strong>Drapeau\u00a0de la <\/strong><strong>Conjura Bahiana<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>II- Les pamphlets s\u00e9ditieux de Salvador de Bahia<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le 12 ao\u00fbt 1798, Fernando Jos\u00e9 de Portugal, gouverneur de la capitainerie de Bahia, alors \u00e2g\u00e9 de 43 ans, apprit que le matin avaient \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s dans diff\u00e9rents lieux fr\u00e9quent\u00e9s de Salvador 12 bulletins \u00ab\u00a0s\u00e9ditieux\u00a0\u00bb, appelant le peuple \u00e0 constituer la R\u00e9publique Bahianaise. Bien que peu de citoyens sussent lire, le contenu des manifestes eut une grande r\u00e9percussion, se transmettant de bouche \u00e0 oreille.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala.es\/images\/gal_3741.jpg\" alt=\"\" \/><strong>Un des pamphlets s\u00e9ditieux d&rsquo;ao\u00fbt 1798<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L&rsquo;agitation subversive n&rsquo;\u00e9tait pas quelque chose de nouveau. Au d\u00e9but de 1797, on avait trouv\u00e9 des \u00ab\u00a0bulletins injurieux\u00a0\u00bb sur le \u00ab\u00a0gibet public\u00a0\u00bb, lequel avait \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9 dans la qui\u00e9tude de la nuit et on ne put ni d\u00e9couvrir ni punir les responsables. L&rsquo;acte \u00e9tait constitutif du d\u00e9lit de l\u00e8se-majest\u00e9, vu que la macabre m\u00e9thode avait une signification symbolique. En juillet de cette m\u00eame ann\u00e9e, d&rsquo;autres manifestes avaient circul\u00e9 dans la ville.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans les \u00e9crits on peut appr\u00e9cier l&rsquo;orientation politique, sociale et syndicale du mouvement. Dans ceux-ci on d\u00e9fendait l&rsquo;\u00e9galit\u00e9, la r\u00e9publique, l&rsquo;ind\u00e9pendance de Bahia, la libert\u00e9 du commerce et de la production, on faisait l&rsquo;\u00e9loge de la France r\u00e9volutionnaire et on exigeait la fin de la discrimination sociale et raciale. On mena\u00e7ait les cl\u00e9ricaux qui combattraient les id\u00e9es nouvelles et on promettait une augmentation de soldes pour les soldats et officiers de premi\u00e8re ligne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans les d\u00e9clarations de t\u00e9moins qui avaient entendu parler des manifestes, sans les avoir lus, il se produisit une claire reformulation du contenu des textes, proposant des revendications des classes subalternes qui n\u2019y \u00e9taient pas contenues, comme l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une table pour fixer le prix de la viande. Une telle reconstruction des contenus des messages des manifestes \u00e9tait normale dans une soci\u00e9t\u00e9 en tension, dans laquelle le principal v\u00e9hicule de transmission des informations \u00e9tait la communication orale.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le gouverneur ordonna qu&rsquo;on ouvre une enqu\u00eate sur les faits. Avant que commencent les investigations la rumeur courait dans la ville que les pamphlets \u00e9taient l&rsquo;oeuvre de soldats et officiers mul\u00e2tres de la cit\u00e9. Comme dans la Bahia d&rsquo;alors l&rsquo;alphab\u00e9tisation \u00e9tait une chose rare, surtout parmi la population pauvre, les autorit\u00e9s compar\u00e8rent l&rsquo;\u00e9criture de l&rsquo;auteur des manifestes avec celle des p\u00e9titions et r\u00e9clamations des archives du Secr\u00e9tariat du Gouvernement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La recherche polici\u00e8re d\u00e9boucha sur un suspect. Le 16 ao\u00fbt on arr\u00eata le mul\u00e2tre Domingos da Silva Lisboa, natif de Lisbonne, de parents inconnus, \u00e2g\u00e9 de 43 ans, plaideur et auteur de lettres, aux id\u00e9es anti-religieuses et libertaires, r\u00e9sidant \u00e0 la ladeira da Misericordia (cote de la Mis\u00e9ricorde). Dans sa maison on trouva plus de 100 livres, ce qui pour l&rsquo;\u00e9poque \u00e9tait une biblioth\u00e8que \u00e9norme, surtout pour un homme aux faibles ressources.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Comme le 22 ao\u00fbt apparurent deux autres lettres dans une \u00e9glise, de la m\u00eame \u00e9criture, alors que Domingos da Silva Lisboa \u00e9tant emprisonn\u00e9, l&rsquo;enqu\u00eate fut reprise et elle conduisit \u00e0 l&rsquo;arrestation, le 23, de Luis Gonzaga das Virgens, \u00e9galement mul\u00e2tre, de 36 ans, natif de Salvador, soldat du 2e R\u00e9giment de Premi\u00e8re Ligne. \u00c0 son domicile on trouva de la litt\u00e9rature lib\u00e9rale. Peu de temps avant, Luis Gonzaga, petit-fils de Portugais et d&rsquo;esclave africaine, avait r\u00e9clam\u00e9 que son ascension ne soit pas entrav\u00e9e par des questions de couleur de peau.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"texte1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/upload\/gal_19178.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"360\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L&#8217;emprisonnement du soldat acc\u00e9l\u00e9ra la conspiration et fit \u00e9merger, au centre des \u00e9v\u00e9nements, Jo\u00e3o de Deus do Nascimento, mari\u00e9, mul\u00e2tre, caporal de l&rsquo;Escouade du 2e R\u00e9giment de la Milice, 27 ans, et tailleur install\u00e9 dans la rue Direita. Craignant que Luis Gonzaga ne parle, les conspirateurs organis\u00e8rent une r\u00e9union pr\u00e9cipit\u00e9e des affili\u00e9s et sympathisants, avec pour objectif de d\u00e9battre sur le d\u00e9veloppement de la r\u00e9volte.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La rencontre de la nuit du 25 ao\u00fbt, dans le champ du Dique (talus), dans la zone Desterro (Bannissement) \u00e0 Salvador, fut un \u00e9chec, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;y eut que quatorze participants sur les deux cents esp\u00e9r\u00e9s, peut \u00eatre du fait que la convocation avait \u00e9t\u00e9 mal diffus\u00e9e. Il s&rsquo;en fallu de peu que les r\u00e9volutionnaires ne soient arr\u00eat\u00e9s. Sur un terrain voisin, une centaine de soldats et d&rsquo;esclaves veillaient arm\u00e9s de massues. Il est possible que quelques jacobins abandonn\u00e8rent le champ du Dique en constatant l&rsquo;inad\u00e9quate structuration r\u00e9pressive organis\u00e9e par le lieutenant-colonel Alexandre Teot\u00f4nio de Souza, qui allait couvert d&rsquo;une cape blanche.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La r\u00e9union fut d\u00e9nonc\u00e9e par le mar\u00e9chal-ferrant affranchi Joaquim Jos\u00e9 da Veiga et par le barbier Joaquim Jos\u00e9 de Santana, capitaine du 3e R\u00e9giment de Milices des Homes de Coouleur Homen Pretos. Invit\u00e9s par la r\u00e9volte, les indicateurs de la police choisirent de d\u00e9noncer pour ne pas encourir le crime de haute trahison et ainsi recevoir les r\u00e9compenses esp\u00e9r\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans des d\u00e9clarations post\u00e9rieures, Joaquim Jos\u00e9 de Santana fit part de son espoir d&rsquo;\u00eatre promu, car selon lui il le m\u00e9ritai grandement, pour l&rsquo;important r\u00f4le qu&rsquo;il jouait dans sa milice. Sur instruction des autorit\u00e9s, Joaquim Jos\u00e9 de Santana et Joaquim Jos\u00e9 da Veiga particip\u00e8rent \u00e0 la r\u00e9union du champ du Dique pour pouvoir mieux trahir leurs compagnons. Il y eut une troisi\u00e8me d\u00e9nonciation, plus tardive.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala.es\/images\/gal_3737.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>III-La dure r\u00e9pression contre la R\u00e9publique Sociale Bahianaise <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La d\u00e9couverte des pamphlets \u00e0 Salvador occasionna le d\u00e9but des investigations polici\u00e8res qui pr\u00e9cipit\u00e8rent la conspiration en vue d\u2019 aboutir \u00e0 un Bahia r\u00e9publicain et sans esclavage. \u00c9tant donn\u00e9 les d\u00e9nonciations le mouvement fut r\u00e9prim\u00e9 avant de faire irruption. L&rsquo;enqu\u00eate sur les faits provoqua la d\u00e9nonciation de 34 conspirateurs, bien qu&rsquo;il est certain que le nombre d&rsquo;hommes libres et d&rsquo;esclaves impliqu\u00e9s \u00e9tait plus important. On inculpa surtout des \u00ab\u00a0personnes insignifiantes\u00a0\u00bb, \u00e9tant donn\u00e9 que le gouverneur s&rsquo;effor\u00e7a que les \u00ab\u00a0hommes bons\u00a0\u00bb de la capitainerie ne soient pas d\u00e9nonc\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L&rsquo;exclusion de l&rsquo;investigation des jacobins \u00e9minents fit que la solidarit\u00e9 sociale fut maintenue et que la porte resta ouverte \u00e0 de futures n\u00e9gociations. \u00c0 ce moment-l\u00e0 les secteurs \u00e9clair\u00e9s (<i>ilustrados<\/i>) de l&rsquo;administration lusitanienne se propos\u00e8rent d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;ind\u00e9pendance coloniale en gagnant \u00e0 eux les classes prol\u00e9tariennes br\u00e9siliennes pour la proposition d&rsquo;\u00e9mancipation du Br\u00e9sil au sein de l&#8217;empire lusitanien reconstruit, qui conserverait le Portugal comme centre politique et commercial.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les conspirateurs s&rsquo;identifiaient par des particularit\u00e9s externes comme la barbe longue, une boucle dans l&rsquo;une des oreilles et une coquille d&rsquo;Angola \u00e0 leurs cha\u00eenes des montres. Le drapeau du soul\u00e8vement avait une frange blanche, entre deux bleues, parall\u00e8les jusqu&rsquo;\u00e0 la hampe. Sur la frange blanche, une grande \u00e9toile et cinq petites, avec la devise \u00ab\u00a0nec mergitur\u00a0\u00bb [\u00ab\u00a0mais ne coule pas\u00a0\u00bb (sous-entendu\u00a0: \u00ab\u00a0fluctuat\u00a0\u00bb\u00a0: elle flotte\u2026, NdR].<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le gouverneur fut accus\u00e9 de passivit\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 que bien qu&rsquo;alors qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 avis\u00e9 des <i>fran\u00e7aiseries (<\/i><i>francesias)<\/i> en ao\u00fbt 1797 par le commandant du 2e R\u00e9giment de Ligne, il avait seulement r\u00e9primand\u00e9 le lieutenant Hermogenes Francisco de Aguilar Pantoja, qui \u00e9tait la t\u00eate propagandiste la plus visible des id\u00e9es lib\u00e9rales. Selon certains historiens, son apathie \u00e9tait due \u00e0 son manque de d\u00e9cision. Le fait que Fernando Jos\u00e9 de Portugal agissait de mani\u00e8re temporisatrice, attitude per\u00e7ue par les absolutistes comme de la complaisance et par les lib\u00e9raux comme de la sympathie, venait de ce qu\u2019il se rendait compte de l&rsquo;impossibilit\u00e9 de maintenir la domination sur le Br\u00e9sil seulement \u00e0 travers la r\u00e9pression.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Sa passivit\u00e9 face aux <i>fran\u00e7aiseries<\/i> \u00e9tait due aussi au r\u00e9sultat incertain de l&rsquo;affrontement entre le lib\u00e9ralisme et l&rsquo;absolutisme en Europe. Les conspirateurs bahianais attendaient que le gouverneur dirige le nouveau pouvoir et comptaient sur le d\u00e9barquement fran\u00e7ais \u00e0 Bahia. En ao\u00fbt 1797, peut-\u00eatre sur la suggestion des conspirateurs, un officier fran\u00e7ais pr\u00e9senta au Directoire une proposition d&rsquo;attaque de Salvador.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dix des accus\u00e9s \u00e9taient blancs et les 24 autres \u00e9taient des hommes de couleur \u2013 brun clair, sombre, couleur ma\u00efs et fonc\u00e9s. Il n&rsquo;y avait un seul esclave noir. Les r\u00e9volutionnaires \u00e9taient des officiers et des soldats de troupe et des tailleurs. Il y avait un professeur, deux orf\u00e8vres, un brodeur, un ma\u00e7on, un n\u00e9gociant, un charpentier et un chirurgien non dipl\u00f4m\u00e9. Onze accus\u00e9s \u00e9taient des esclaves et 23 libres et affranchis. Les esclaves \u00e9taient surtout tailleurs, cordonniers, coiffeurs, etc. mis en location<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La conspiration fut durement r\u00e9prim\u00e9e. En plus des condamnations \u00e0 l&rsquo;exil, quatre leaders du mouvement furent pendus et \u00e9cartel\u00e9s sur la Pra\u00e7a da Piedade, le 8 novembre 1799, tandis que sonnaient les cloches des \u00e9glises de Salvador. Les soldats Luis Gonzaga das Virgens et Lucas Dantas de Amorin, 24 ans, qui \u00e9tat aussi menuisier, qui r\u00e9sista courageusement \u00e0 la prison; les tailleurs Jo\u00e3o de Deus do Nascimento et Manuel Faustino dos Santos Lira, affranchis, tous mul\u00e2tres. Un esclave, Ant\u00f4nio Jos\u00e9, se suicida en prison. Les corps des ex\u00e9cut\u00e9s rest\u00e8rent expos\u00e9s \u00e9cartel\u00e9s comme exemple public. Leurs familles furent soumises \u00e0 l\u2019infamie durant trois g\u00e9n\u00e9rations. Un cinqui\u00e8me leader condamn\u00e9 \u00e0 mort ne fut jamais trouv\u00e9. Des esclaves qui avaient particip\u00e9 \u00e0 la conspiration furent condamn\u00e9s \u00e0 cinq cent coups de fouet, vendus et exp\u00e9di\u00e9s dans la redout\u00e9e capitainerie de Rio Grande do Sul.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les quelques hommes blancs accus\u00e9s furent en g\u00e9n\u00e9ral condamn\u00e9s \u00e0 des peines l\u00e9g\u00e8res. Parmi eux il y avait Cipriano Jos\u00e9 Barata de Almeida, chirurgien, propri\u00e9taire de 35 livres, et le lieutenant Hermogenes Pantoja, de 28 ans, possesseur de 26 livres, qui avait dit qu&rsquo;\u00e0 son mariage il suffirait, pour c\u00e9l\u00e9brer la c\u00e9r\u00e9monie, que les fianc\u00e9s confirment leur d\u00e9sir d\u00a0&lsquo;union. En plus d&rsquo;\u00eatre lib\u00e9ral et r\u00e9publicain, il \u00e9tait ath\u00e9e ! D&rsquo;autres membres \u00e9minents de la soci\u00e9t\u00e9 bahianaise partisans des jacobins ou impliqu\u00e9s \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s ne furent jamais inqui\u00e9t\u00e9s<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>IV- La conspiration des humbles<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans <i>Primeira revolu\u00e7\u00e3o social brasileira, <\/i>Alfonso Ruy mentionne comme dirigeants de la conspiration bahianaise le pharmacien Jo\u00e3o Ladislau de Figueiredo Melo, le cur\u00e9 Francisco Agostinho Gomes, l&rsquo;intellectuel Jos\u00e9 da Silva Lisboa, le <i>senhor de engenho<\/i> [1] Inacio Siqueira Bulc\u00e3o, le chirurgien Cipriano de Almeida Barata, le professeur de rh\u00e9torique Francisco Muniz Barreto.<\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala.es\/images\/gal_3742.jpg\" alt=\"\" width=\"189\" height=\"324\" \/><\/p>\n<p><b>Jos\u00e9 Cipriano Barata de Almeida (1762-1838)<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Il est possible qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas eu de participation organique de la part de Bahianais \u00e9minents dans les faits d&rsquo;ao\u00fbt et dans l&rsquo;agitation jacobine qui se d\u00e9veloppait depuis le d\u00e9but de 1798 \u00e0 travers des actions directes comme l&rsquo;incendie de la potence ou l\u2019affichage des manifestes. Les liens entre les lib\u00e9raux de la classe des propri\u00e9taires et les jacobins noirs n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9claircis.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les id\u00e9es d\u00e9mocratiques et r\u00e9volutionnaires fran\u00e7aises expos\u00e9es par des membres des classes poss\u00e9dantes bahianaises avaient \u00e9t\u00e9 re\u00e7ues par des artisans et soldats de couleur, libres et esclaves, surtout de Salvador, qui les adapt\u00e8rent \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 sociale d&rsquo;alors, r\u00e9digeant le programme politique le plus avanc\u00e9 qui ait \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 au Br\u00e9sil, comparable avec celui de l&rsquo;Abolition (de l\u2019esclavage, NdR), en 1888.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Il est possible que le lieutenant Hermogenes Aguilar Pantoja ait servi de pont entre les membres \u00e9clair\u00e9s et lib\u00e9raux des classes poss\u00e9dantes et les jacobins des classes subalternes. La diffusion des manifestes peut avoir \u00e9t\u00e9 une tentative de mettre fin \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9cision des lib\u00e9raux des \u00e9lites, peut-\u00eatre paralys\u00e9s par les questions que leur posait l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage. Ils r\u00eavaient de l&rsquo;ind\u00e9pendance de Bahia mais craignaient la lib\u00e9ration des captifs.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le manque d\u2019int\u00e9r\u00eat de la part des id\u00e9ologues nationaux pour la conspiration de 1798 tient \u00e0 son caract\u00e8re pl\u00e9b\u00e9ien et \u00e0 son radicalisme et non au fait qu\u2019elle ne soit jamais pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;action. Un mouvement d&rsquo;esclavagistes, cl\u00e9ricaux et intellectuels comme la Conjuration Mini\u00e8re [2] s&rsquo;effondra, en 1789, comme un ch\u00e2teau de cartes, et elle a \u00e9t\u00e9 pourtant beaucoup c\u00e9l\u00e9br\u00e9e (elle a m\u00eame droit \u00e0 un mus\u00e9e \u00e0 Ouro Prieto, NdR). A Bahia les hommes riches particip\u00e8rent \u00e0 la conspiration, mais l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie du mouvement appartenait dans ses moments aux soldats, artisans et captifs de Salvador.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">A Minas Gerais, un seul conspirateur, le plus humble, fut ex\u00e9cut\u00e9. A Bahia, on pendit 4 leaders, avec la corde plus haute que d&rsquo;habitude comme signe de la gravit\u00e9 du d\u00e9lit. En 1798 on r\u00e9prima durement les hommes qui ne supportant pas \u00ab\u00a0en paix la diff\u00e9rence de condition et l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 de fortunes qui compose l&rsquo;admirable oeuvre de la soci\u00e9t\u00e9 civile\u00a0\u00bb, pr\u00e9tendaient imposer les \u00ab\u00a0principes anti-sociaux d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 absolue\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0sans distinction de couleur et de formation\u00a0\u00bb comme le rapportent les minutes du proc\u00e8s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00c9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elle fut l&rsquo;oeuvre d&rsquo;humbles travailleurs de couleur, la conspiration r\u00e9usit, fait unique dans l&rsquo;histoire du Br\u00e9sil, \u00e0 incorporer les captifs et \u00e0 proposer la fin de l&rsquo;esclavage, sans doute sous l&rsquo;inspiration de la d\u00e9cision de la Convention en 1794 d&rsquo;abolir cette institution dans les colonies fran\u00e7aises. Jamais appliqu\u00e9e, cette mesure r\u00e9volutionnaire fut annul\u00e9e, en 1802, par Napol\u00e9on, dont les troupes furent d\u00e9faites par les captifs de Saint-Domingue, o\u00f9, en 1804, fut proclam\u00e9e l&rsquo;ind\u00e9pendance d&rsquo;Ha\u00efti, libre de l&rsquo;esclavage.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La participation d\u2019esclaves et la proposition de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage assur\u00e8rent la caract\u00e8re r\u00e9volutionnaire au mouvement, dans une colonie o\u00f9 l&rsquo;esclavage \u00e9tait la forme dominante d&rsquo;exploitation du travail. La victoire du mouvement et la r\u00e9ussite de son programme auraient anticip\u00e9 de presque un si\u00e8cle, \u00e0 Bahia, l\u2019entr\u00e9e en vigueur de relations de travail libre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La Conspiration des Tailleurs de 1798 peut \u00eatre rapproch\u00e9e de la Conjuration des \u00c9gaux de Gracchus Babeuf, qui \u00e9choua en France deux ann\u00e9es plus t\u00f4t, en 1796. La premi\u00e8re proposait, \u00e0 Bahia, la fin de la discrimination et de l&rsquo;esclavage. La seconde marquait l&rsquo;entr\u00e9e ind\u00e9pendante des travailleurs dans les questions politiques et sociales, quand le capitalisme constituait d\u00e9j\u00e0 en France la forme de domination.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le d\u00e9mant\u00e8lement de la Conspiration des Tailleurs ne signifia pas la fin de l&rsquo;agitation sociale. A partir de 1807, la tension parmi les travailleurs esclaves de Salvador explosa p\u00e9riodiquement pour d\u00e9boucher sur la grande r\u00e9volte des esclaves de 1835. En d\u00e9pit de la violence de la R\u00e9volte Mal\u00ea, son programme repr\u00e9sentait une r\u00e9gression par rapport aux id\u00e9es ant\u00e9rieure, vu qu&rsquo;elle proposait la mort et la r\u00e9duction en esclavage pour les blancs et les mul\u00e2tres.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La r\u00e9pression du mouvement de 1798 posa une pierre lapidaire sur la lutte et son programme pour toute la soci\u00e9t\u00e9, \u00e9teignant la proposition de contenu d\u00e9mocratique et r\u00e9volutionnaire des secteurs exploit\u00e9s d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique et \u00e9galitaire. Il faudra attendre neuf d\u00e9cennies pour que des abolitionnistes radicalis\u00e9s proposent un programme d\u00e9mocratique aussi vaste.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>\u00a0NdT<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\">[1] Le <i>senhor de engenho<\/i> \u00e9tait le propri\u00e9taire de l&rsquo;hacienda et du complexe de production de sucre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\">[2] La Conjura\u00e7\u00e3o Mineira est le nom donn\u00e9 \u00e0 une tentative de r\u00e9volte \u00e0 Minas Gerais, dans laquelle les leaders arr\u00eat\u00e9s furent accus\u00e9s de manque de loyaut\u00e9 au roi.<\/span><\/p>\n<p><strong><span class=\"auteur\" style=\"font-size: 12pt;\">M\u00e1rio Maestri<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Original: <span class=\"navigation_cadre\"><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=24489\">Bahia, 1798: A Revolu\u00e7\u00e3o dos Jacobinos Negros <\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p>Traductions disponibles: <span class=\"navigation_cadre\"><a href=\"http:\/\/www.lapluma.net\/2018\/11\/01\/cuando-los-esclavos-se-afrancesaron-bahia-1798-la-revolucion-de-los-jacobinos-negros-en-brasil\/\">Espa\u00f1ol\u00a0 <\/a><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=24492\">English<\/a>\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Traduit par <span class=\"trad\"><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=324&amp;lg_pp=fr\">G\u00e9rard Jugant<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Edit\u00e9 par <span class=\"trad\"><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=2&amp;lg_pp=fr\">Fausto Giudice \u0424\u0430\u0443\u0441\u0442\u043e \u0414\u0436\u0443\u0434\u0438\u0447\u0435 \u0641\u0627\u0648\u0633\u062a\u0648 \u062c\u064a\u0648\u062f\u064a\u0634\u064a<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Source: <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=24490\">Tlaxcala<\/a>, le 1 novembre 2018<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1794, la mar\u00e9e r\u00e9volutionnaire fran\u00e7aise atteignait son point culminant, r\u00e9clamant \u00e0 l&rsquo;Europe des rois que tous les hommes aient un droit \u00e9gal au bonheur, sans se pr\u00e9occuper si pour une telle entreprise il fallait mettre le monde sens dessus dessous.<\/p>\n","protected":false},"author":139,"featured_media":2654,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[217],"tags":[65,676,679,1246,1250,1253,1247,1252,1249,1248,352,345,1251],"coauthors":[1245],"class_list":["post-2644","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-abya-yala","tag-abya-yala","tag-brasil","tag-bresil","tag-conjura-bahiana","tag-conjuration-de-bahia","tag-histoire-sociale-du-bresil","tag-historia-social-de-brasil","tag-jacobins-noirs","tag-levantamiento-de-esclavos","tag-mario-maestri","tag-revoltes-logiques","tag-revueltas-logicas","tag-soulevements-desclaves"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.12.2","language":"fr","enabled_languages":["es","fr"],"languages":{"es":{"title":true,"content":true,"excerpt":true},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":true}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2644","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/139"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2644"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2646,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2644\/revisions\/2646"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2644"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=2644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}