{"id":24449,"date":"2021-03-08T19:22:27","date_gmt":"2021-03-08T19:22:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lapluma.net\/?p=24449"},"modified":"2021-03-12T17:59:56","modified_gmt":"2021-03-12T17:59:56","slug":"24449","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2021\/03\/08\/24449\/","title":{"rendered":"Origines latino-am\u00e9ricaines du n\u00e9olib\u00e9ralisme"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Apr\u00e8s les processus d&rsquo;ind\u00e9pendance, les pays d&rsquo;Am\u00e9rique latine ont maintenu des \u00e9conomies agraires, avec une pr\u00e9dominance de grandes propri\u00e9t\u00e9s, de latifundia et de plantations, sous des structures de type \u00ab\u00a0pr\u00e9capitaliste\u00a0\u00bb. Ils ont construit des r\u00e9publiques oligarchiques, qui contredisaient les proclamations de d\u00e9mocratie, de libert\u00e9 et d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 faites par les diff\u00e9rentes Constitutions. Au cours du XIXe si\u00e8cle, o\u00f9 le bipartisme pr\u00e9dominait, les lib\u00e9raux repr\u00e9sentaient la modernit\u00e9 et les conservateurs les h\u00e9ritages traditionnels. L&rsquo;Argentine, le Br\u00e9sil, le Mexique et, dans une certaine mesure, le Chili et l&rsquo;Uruguay se sont distingu\u00e9s par leurs progr\u00e8s \u00e9conomiques. Mais les autres pays d&rsquo;Am\u00e9rique centrale et du Sud ont continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e0 la tra\u00eene.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-24489 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24361-300x209.jpg\" alt=\"\" width=\"588\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24361-300x209.jpg 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24361.jpg 700w\" sizes=\"auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><strong>David Alfaro Siqueiros, Porfirio D\u00edaz, Mexique, 1957<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le capitalisme latino-am\u00e9ricain a pris son essor au cours du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et dans la plupart des pays durant la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle. Des r\u00e9gimes tels que les populistes classiques (Lazaro C\u00e1rdenas, Getulio Vargas, Juan Domingo Per\u00f3n), certains gouvernements radicaux ou r\u00e9volutionnaires au Chili, en Uruguay ou en \u00c9quateur (Julianos, 1925), au Guatemala (1945) et en Bolivie (1952), tout en promouvant une certaine modernisation capitaliste, ont d\u00fb imposer des r\u00e9formes pour surmonter les anciens r\u00e9gimes oligarchiques. Cet oligarchisme a \u00e9t\u00e9 brutal sous des gouvernements tels que ceux de la dynastie Somoza (Nicaragua), des Duvalier (Ha\u00efti), A. Stroessner (Paraguay), L. Trujillo (R\u00e9publique dominicaine) et des r\u00e9pressifs G. R. Pinilla (Colombie), M. P\u00e9rez Jim\u00e9nez (Venezuela), F. Batista (Cuba), tous soutenus par des patrons, des oligarchies et, en outre, par le capital et les int\u00e9r\u00eats usam\u00e9ricains<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-24490 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24363-300x223.jpg\" alt=\"\" width=\"548\" height=\"407\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24363-300x223.jpg 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24363.jpg 562w\" sizes=\"auto, (max-width: 548px) 100vw, 548px\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<strong>Marines usam\u00e9ricains pendant l&rsquo;occupation du Nicaragua, 1932<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le <em>d\u00e9veloppementalisme <\/em>des ann\u00e9es 1960 et 1970, qui a \u00e9galement r\u00e9pondu \u00e0 l&rsquo;extension de la guerre froide en Am\u00e9rique latine pour emp\u00eacher toute r\u00e9\u00e9dition de la R\u00e9volution cubaine, a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 et consolid\u00e9 la modernisation capitaliste d\u00e9finitive de la r\u00e9gion. \u00c0 cette \u00e9poque, il n&rsquo;y avait pas de place pour discuter et remettre en question le r\u00f4le interventionniste de l&rsquo;\u00c9tat dans l&rsquo;\u00e9conomie, les plans de d\u00e9veloppement, les r\u00e9formes agraires, les investissements dans les services publics ou les grands travaux d&rsquo;infrastructure, m\u00eame avec le financement de la BID, les r\u00e9glementations \u00e9tatiques du syst\u00e8me mon\u00e9taire et financier, les r\u00e8gles commerciales, l&rsquo;industrialisation de substitution des importations, le contr\u00f4le du commerce ext\u00e9rieur, les politiques s\u00e9lectives sur les capitaux \u00e9trangers, ou les imp\u00f4ts directs et la redistribution des richesses. Il s&rsquo;agissait de politiques d\u00e9riv\u00e9es de la pens\u00e9e de la CEPAL (Commission \u00e9conomique pour l&rsquo;Am\u00e9rique latine et les Cara\u00efbes \u00a0de l\u2019ONU), du programme Alliance pour le progr\u00e8s, des influences des \u00e9conomies sociales construites en Europe dans la p\u00e9riode de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre et aux USA depuis le New Deal et de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie th\u00e9orique du keyn\u00e9sianisme. Dans les classes oligarchiques arri\u00e9r\u00e9es et aussi parmi les patrons en pleine croissance, tout cela sentait le \u00ab\u00a0communisme\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Mais ce d\u00e9veloppementalisme s&rsquo;est m\u00eame impos\u00e9 avec des dictatures militaires anticommunistes, comme ce fut le cas en \u00c9quateur (1963) ou au Br\u00e9sil (1964). Le \u00ab\u00a0socialisme\u00a0\u00bb p\u00e9ruvien sous le gouvernement du g\u00e9n\u00e9ral Juan Velasco Alvarado (1968-1975) \u00e9tait une exception en raison de sa nature anti-oligarchique radicale ; le \u00ab\u00a0nationalisme r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb sous le g\u00e9n\u00e9ral Guillermo Rodr\u00edguez Lara (1972-1976) en \u00c9quateur, ainsi que le g\u00e9n\u00e9ral Juan Jos\u00e9 Torres en Bolivie (1970-1971), \u00e9galement anti-oligarchique, \u00e9taient \u00e9galement exceptionnels ; mais le gouvernement de Salvador Allende et sa voie pacifique vers le socialisme au Chili (1970-1973) et le r\u00e9gime sandiniste au Nicaragua (1979-1990) furent aussi des exceptions temporaires.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-24492 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24364-263x300.jpg\" alt=\"\" width=\"455\" height=\"519\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24364-263x300.jpg 263w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24364.jpg 457w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Mario Urteaga Alvarado, <i>La rixe<\/i>, P\u00e9rou, 1923<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9puisement\u00a0\u00bb du d\u00e9veloppementalisme a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 au Chili par la dictature du g\u00e9n\u00e9ral Augusto Pinochet (1973-1990), n\u00e9e du soutien patronal interne, de l&rsquo;intervention usam\u00e9ricaine \u00e0 travers la CIA et du financement de plusieurs soci\u00e9t\u00e9s transnationales. Pendant plus d&rsquo;un an, elle a encore suivi une certaine ligne d\u00e9veloppementaliste ; mais bient\u00f4t, avec l&rsquo;incorporation du \u00ab\u00a0Chicago boys\u00a0\u00bb (un groupe d&rsquo;\u00e9conomistes form\u00e9s aux USA, qui ont adopt\u00e9 les th\u00e8ses n\u00e9olib\u00e9rales de Milton Friedman, peu connu jusqu&rsquo;alors), un nouveau mod\u00e8le \u00e9conomique a vu le jour : lib\u00e9ralisation des march\u00e9s, abandon des r\u00e9glementations \u00e9tatiques sur la monnaie, les int\u00e9r\u00eats et le r\u00e9gime financier, garantie des activit\u00e9s priv\u00e9es, ouverture totale aux investissements de capitaux \u00e9trangers, suppression des contr\u00f4les sur le commerce ext\u00e9rieur, r\u00e9forme du syst\u00e8me fiscal, assouplissement des relations de travail, privatisation des entreprises et des services publics (sauf le cuivre), r\u00e9duction des d\u00e9penses de l&rsquo;\u00c9tat. Ces politiques \u00e9taient sans pr\u00e9c\u00e9dent et ont m\u00eame pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la \u00ab\u00a0r\u00e9volution n\u00e9olib\u00e9rale\u00a0\u00bb qui a accompagn\u00e9 le gouvernement de Ronald Reagan aux USA (1981-1989), sous le l\u2019ombrelle duquel la nouvelle \u00e9conomie chilienne a \u00e9t\u00e9 promue et la dictature ouvertement prot\u00e9g\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le \u00ab\u00a0miracle chilien\u00a0\u00bb est devenu le mod\u00e8le \u00e0 suivre par d&rsquo;autres dictatures anticommunistes en Argentine (J.R. Videla et successeurs, 1976 \u00e0 1983), au Br\u00e9sil (avec des dictatures et des gouvernements pseudo-d\u00e9mocratiques, 1976 \u00e0 1983), le Br\u00e9sil (avec des dictatures et des gouvernements pseudo-d\u00e9mocratiques depuis 1964), la Bolivie (H. Banzer, 1971-1978 et successeurs jusqu&rsquo;en 1982), l&rsquo;Uruguay (avec des dictateurs \u00ab\u00a0civils\u00a0\u00bb entre 1973 et 1985), qui avec le Paraguay de Stroessner, ont caract\u00e9ris\u00e9 le terrorisme d&rsquo;\u00c9tat dans le C\u00f4ne Sud de l&rsquo;Am\u00e9rique latine. Une situation similaire s&rsquo;est produite dans plusieurs pays d&rsquo;Am\u00e9rique centrale, sous pr\u00e9texte de lutter contre les gu\u00e9rillas de gauche.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-24493 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24362-300x228.jpg\" alt=\"\" width=\"565\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24362-300x228.jpg 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_24362.jpg 670w\" sizes=\"auto, (max-width: 565px) 100vw, 565px\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<strong>Antonio Ruiz, <i>Le nouveau riche<\/i>, Mexique, 1941<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La dictature de Pinochet a suscit\u00e9 l&rsquo;admiration des bourgeoisies de la r\u00e9gion, qui ont vu d\u2019un bon \u0153il comment le \u00ab\u00a0miracle chilien\u00a0\u00bb a servi \u00e0 promouvoir les \u00e9conomies patronales, \u00e0 obtenir une croissance rapide, \u00e0 garantir les affaires, \u00e0 transformer les investissements priv\u00e9s et leur rentabilit\u00e9 en paradis. En \u00c9quateur (la m\u00eame chose s&rsquo;est produite dans d&rsquo;autres pays), les grands hommes patrons, les riches, les couches sup\u00e9rieures et les secteurs arrivistes des classes moyennes, dans les conversations priv\u00e9es, mais aussi en public, n&rsquo;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 exhaler ce grand id\u00e9al : \u00ab\u00a0ici aussi, il nous faut un Pinochet\u00a0\u00bb, disaient-ils. Avec l&rsquo;effondrement du socialisme sovi\u00e9tique, le triomphe de la mondialisation transnationale et le d\u00e9passement des visions d\u00e9veloppementalistes, le n\u00e9olib\u00e9ralisme est devenu le r\u00eave d&rsquo;or des bourgeoisies latino-am\u00e9ricaines dans les ann\u00e9es 1980 et 1990.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Bien s\u00fbr, ce qui est \u00ab\u00a0oubli\u00e9\u00a0\u00bb (ou occult\u00e9), c&rsquo;est que le n\u00e9olib\u00e9ralisme, dans sa phase initiale, exigeait non seulement des \u00c9tats forts, dictatoriaux et autoritaires, mais aussi des politiques visant \u00e0 balayer toute forme d&rsquo;opposition au mod\u00e8le. Le Chili de Pinochet a inaugur\u00e9 une extermination raffin\u00e9e des \u00ab\u00a0communistes\u00a0\u00bb. L&rsquo;arm\u00e9e de ce pays et du C\u00f4ne Sud avait une longue histoire de formation technique et id\u00e9ologique dans les centres et les bases de formation des officiers g\u00e9r\u00e9es par les USA. Ils avaient une \u00ab\u00a0doctrine\u00a0\u00bb, celle de la \u00ab\u00a0s\u00e9curit\u00e9 nationale\u00a0\u00bb, selon laquelle les \u00ab\u00a0ennemis internes\u00a0\u00bb sont ceux qui s&rsquo;attaquent aux d\u00e9mocraties suppos\u00e9es d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablies, \u00e0 la t\u00eate desquelles se trouvent toujours les marxistes de toutes les couleurs possibles, suivis par les mouvements sociaux (ouvriers, paysans, indig\u00e8nes, f\u00e9ministes, etc.) et les secteurs populaires qui, dans les conditions du capitalisme rentier latino-am\u00e9ricain, ont toujours eu des raisons de r\u00e9agir, de se mobiliser, de protester et de descendre dans la rue. Pour les responsables des \u00c9tats de s\u00e9curit\u00e9 nationale, il \u00e9tait facile de promouvoir la terreur internationale visant \u00e0 liquider les \u00ab\u00a0subversifs\u00a0\u00bb dans tous les pays par le biais du \u00ab\u00a0Plan Condor\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les violations des droits humains sont devenues une politique d&rsquo;\u00c9tat. Dans tous ces r\u00e9gimes o\u00f9 le n\u00e9olib\u00e9ralisme a d\u00fb s&rsquo;imposer, des milliers de personnes ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9es de dispara\u00eetre, y compris des enfants et des personnes \u00e2g\u00e9es ; des milliers d&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9es et assassin\u00e9es ; les prisons ont \u00e9t\u00e9 remplies de pers\u00e9cut\u00e9s, tandis que des milliers d&rsquo;autres ont \u00e9galement r\u00e9ussi \u00e0 fuir leurs pays respectifs pour sauver leur vie. Les rapports de l&rsquo;ONU, ainsi que des principales organisations mondiales de d\u00e9fense des droits humains, ont confirm\u00e9 les horreurs de la r\u00e9pression des \u00c9tats terroristes, bien que les chiffres officiels soient en de\u00e7\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9. Aux USA m\u00eame, le pr\u00e9sident Jimmy Carter (1977-1981) a \u00e9t\u00e9 contraint de promouvoir une politique continentale des droits humains face \u00e0 ce qui se passait dans diff\u00e9rents pays. Le pr\u00e9sident \u00e9quatorien Jaime Rold\u00f3s Aguilera (1979-1981) \u00e9tait \u00e9galement un d\u00e9fenseur internationaliste des droits humains, et il y a des raisons de penser que sa mort, dans un accident d&rsquo;avion comme celui qui a tu\u00e9 le g\u00e9n\u00e9ral nationaliste panam\u00e9en Omar Torrijos (1968-1981), \u00e9tait peut-\u00eatre li\u00e9e au Plan Condor.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les d\u00e9mocraties qui ont suivi ces r\u00e9gimes de terreur ont d\u00fb faire face \u00e0 ces h\u00e9ritages, mais il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 facile d&rsquo;\u00e9tablir les responsabilit\u00e9s, bien que plusieurs officiers militaires aient \u00e9t\u00e9 traduits en justice en Argentine ou en Uruguay et un peu au Chili. De plus, la naissance des d\u00e9mocraties a co\u00efncid\u00e9 avec l&rsquo;\u00e8re du n\u00e9olib\u00e9ralisme dans le monde. \u00c0 la fin du XXe si\u00e8cle, l&rsquo;Am\u00e9rique latine est en plein boom du \u00ab\u00a0n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb cr\u00e9ole, avec ses r\u00e9sultats d\u00e9sastreux : enrichissement des \u00e9lites, pouvoir patronal et d\u00e9t\u00e9rioration des conditions de vie et de travail pour la majorit\u00e9 de la population. Il n&rsquo;\u00e9tait plus n\u00e9cessaire que ce n\u00e9olib\u00e9ralisme soit mis en \u0153uvre par le biais d&rsquo;\u00c9tats terroristes, mais par des \u00ab\u00a0moyens d\u00e9mocratiques\u00a0\u00bb. Mais ceci est un autre chapitre d\u2019histoire.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-24494 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_3090-300x221.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"442\" srcset=\"https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_3090-300x221.jpg 300w, https:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/gal_3090.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\u00a0<strong>Antonio Berni, <em>Ch\u00f4meurs ou ch\u00f4mage<\/em>, Argentine, 1934<\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Juan J. Paz y Mi\u00f1o Cepeda<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong><span class=\"navigation_cadre\" style=\"font-size: 14pt;\">Original: <a href=\"http:\/\/www.lapluma.net\/2021\/03\/08\/24449\/\">Neoliberalismo: los or\u00edgenes latinoamericanos<\/a> <\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Traduit par <span class=\"trad\"><a href=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=2&amp;lg_pp=fr\">Fausto Giudice \u0424\u0430\u0443\u0441\u0442\u043e \u0414\u0436\u0443\u0434\u0438\u0447\u0435 \u0641\u0627\u0648\u0633\u062a\u0648 \u062c\u064a\u0648\u062f\u064a\u0634\u064a<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Source: <a href=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=30997\">Tlaxcala<\/a>, le 10 mars 2021<\/span><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/paypal.me\/pools\/c\/8bfPFKFYP5\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21691.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21691.jpg\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la fin du XXe si\u00e8cle, l&rsquo;Am\u00e9rique latine est en plein boom du \u00ab\u00a0n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb cr\u00e9ole, avec ses r\u00e9sultats d\u00e9sastreux : enrichissement des \u00e9lites, pouvoir patronal et d\u00e9t\u00e9rioration des conditions de vie et de travail pour la majorit\u00e9 de la population.<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":24467,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[7270,10515,12194,12193,58,406,12200,12192],"coauthors":[257],"class_list":["post-24449","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-editoriales-y-opiniones","tag-advenimiento-del-neoliberalismo","tag-america-latina-abya-yala","tag-desarrollismo-guerra-fria","tag-gobiernos-radicales-o-revolucionarios","tag-juan-j-paz-y-mino-cepeda","tag-neoliberalisme","tag-oligarchies-latino-americaines","tag-regimenes-populistas-clasicos"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.12.2","language":"fr","enabled_languages":["es","fr"],"languages":{"es":{"title":true,"content":true,"excerpt":true},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":true}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24449"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24449\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24486,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24449\/revisions\/24486"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24449"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=24449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}