{"id":18063,"date":"2020-04-22T10:56:56","date_gmt":"2020-04-22T10:56:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lapluma.net\/?p=18063"},"modified":"2020-04-22T11:01:47","modified_gmt":"2020-04-22T11:01:47","slug":"en-el-espejo-oscuro-de-la-pandemia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2020\/04\/22\/en-el-espejo-oscuro-de-la-pandemia\/","title":{"rendered":"Dans le miroir obscur de la pand\u00e9mie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/upload\/aut_7199.jpg\" width=\"127\" height=\"127\" border=\"0\" \/>L\u2019\u00e9tat d\u2019exception de la pand\u00e9mie semble avoir accompli, au moins en partie, le r\u00eave du capitalisme<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00a0\u00ab Cette soci\u00e9t\u00e9 qui supprime la distance g\u00e9ographique recueille int\u00e9rieurement la distance, en tant que s\u00e9paration spectaculaire.\u00bb <\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 12pt;\">Guy Debord, La Soci\u00e9t\u00e9 du Spectacle, \u00a7 167<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/revistacult.uol.com.br\/home\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/edwardhopper.png\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"338\" \/><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Interior (Model reading), Edward Hopper, 1925<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Je parlais avec un ami qui habite \u00e0 Bergame, ville au Nord de l\u2019Italie o\u00f9 j\u2019ai v\u00e9cu et \u00e9tudi\u00e9 et qui est aujourd\u2019hui l\u2019une des plus affect\u00e9es par l\u2019\u00e9pid\u00e9mie du Coronavirus. Celui-ci m\u2019a d\u00e9crit la situation comme \u00ab\u00a0un \u00e9pisode infini de <i>Black Mirror\u00a0<\/i>\u00bb. Effectivement, il est difficile d\u2019\u00e9carter la sensation que nous vivons une dystopie, comme celles qui sont repr\u00e9sent\u00e9es dans tant de s\u00e9ries du genre. Ce n\u2019est pas un hasard si <i>Black Mirror<\/i>, peut-\u00eatre la plus c\u00e9l\u00e8bre parmi ces s\u00e9ries, comporte le mot \u00ab\u00a0miroir\u00a0\u00bb dans son titre. Ses \u00e9pisodes ne repr\u00e9sentent pas un monde lointain \u2013 une \u00e9poque distante, des galaxies \u00e9loign\u00e9es, des univers parall\u00e8les \u2013 mais un futur proche de datation incertaine. \u00c0 la fois \u00e9tranges et famili\u00e8res, ses intrigues nous laissent imaginer \u00e0 quoi m\u00e8nerait le renforcement de tendances d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes dans notre quotidien. Ce que nous vivons en ce moment peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re, la modification de nos habitudes semblant annoncer un futur d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Que peut-on comprendre du monde o\u00f9 nous vivons \u00e0 partir de cet \u00ab\u00a0\u00e9pisode infini\u00a0\u00bb\u00a0? Les moments exceptionnels ou de crise peuvent aider \u00e0 porter un regard critique sur ce que chacun consid\u00e8re comme \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb. J\u2019ai propos\u00e9 ailleurs qu\u2019on se regarde dans le \u00ab\u00a0miroir de la terreur\u00a0\u00bb pour mieux comprendre la soci\u00e9t\u00e9 du capitalisme tardif qui avait engendr\u00e9 les formes nouvelles de terrorisme<a title=\"\" href=\"http:\/\/www.palim-psao.fr\/2020\/04\/dans-le-miroir-obscur-de-la-pandemie.l-etat-d-exception-de-la-pandemie-semble-avoir-accompli-au-moins-en-partie-le-reve-du-capitalis#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. De fa\u00e7on analogue, je crois pertinent de r\u00e9fl\u00e9chir aux temps pr\u00e9sents \u00e0 partir de l\u2019image en train de se former sur le miroir obscur de la pand\u00e9mie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La situation nous invite \u00e0 penser sur plusieurs plans : l\u2019organisation politique, la reproduction \u00e9conomique, le rapport \u00e0 la nature ou les usages de la science. Je veux probl\u00e9matiser ici seulement l\u2019id\u00e9e de \u00ab distanciation sociale\u00a0\u00bb, rapidement accept\u00e9e en tant que norme autour du globe, entra\u00eenant la progressive interdiction des rencontres et la normalisation d\u2019une vie quotidienne men\u00e9e en confinement. La situation pand\u00e9mique repose sur une contradiction qu\u2019il faut souligner. La rapide expansion de la maladie r\u00e9sulte des flux globaux qui ont unifi\u00e9 les populations \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire. De la pand\u00e9mie na\u00eet le paradoxe d\u2019une population globale unifi\u00e9e en un statut \u00e9gal de confinement. Il y a, en somme, un isolement concret des individus dans un monde enti\u00e8rement connect\u00e9. Ce paradoxe n\u2019est pas un paradoxe exclusif de la pand\u00e9mie, mais un paradoxe que la pand\u00e9mie a men\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame, le rendant par l\u00e0 visible. En r\u00e9alit\u00e9, la dialectique entre s\u00e9paration et unification (de ce qui est s\u00e9par\u00e9) est \u00e0 la base du d\u00e9veloppement du capitalisme occidental ayant unifi\u00e9 le globe.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Guy Debord avait d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 cette contradiction structurante lorsqu\u2019il a essay\u00e9 de comprendre la phase \u00ab\u00a0spectaculaire\u00a0\u00bb du capitalisme, qui s\u2019annon\u00e7ait au si\u00e8cle dernier. Ce qu\u2019il a appel\u00e9 la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 du Spectacle\u00a0\u00bb \u00e9tait une forme sociale bas\u00e9e sur le principe de la s\u00e9paration. Ce qui a \u00e9t\u00e9 souvent d\u00e9crit comme une soci\u00e9t\u00e9 de communication des masses pouvait \u00eatre compris \u00e0 l\u2019inverse comme une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 la facult\u00e9 de communiquer \u00e9tait massivement perdue. La communication au sens fort \u00e9tait l\u2019apanage de la vie en communaut\u00e9, un langage commun engendr\u00e9 par une existence en commun. Ce qui arrivait aux soci\u00e9t\u00e9s du capitalisme avanc\u00e9 \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment le contraire. L\u2019expansion dans l\u2019espace \u2013 grandes villes, banlieues \u00e9cart\u00e9es, circulation \u00e9conomique globale \u2013 et la rationalisation du travail, \u00e0 partir de l\u2019hypersp\u00e9cialisation des t\u00e2ches individuelles, ont signifi\u00e9 l\u2019\u00e9loignement concret entre les personnes et la perte de l\u2019entendement commun, facteur amplifi\u00e9 par le monopole de l\u2019Etat sur l\u2019organisation de la vie collective.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La disparition progressive de la communaut\u00e9 et de ses formes de communication \u00e9tait la condition pr\u00e9alable au surgissement des m\u00e9dias de masse \u2013 lesquels \u00e9taient le contraire des moyens de communication, puisqu\u2019ils \u00e9taient fond\u00e9s sur l\u2019isolement r\u00e9el croissant. Les millions de spectateurs prostr\u00e9s devant des appareils t\u00e9l\u00e9, en consommant les m\u00eames images sans pouvoir s\u2019en parler, restaient une figuration assez claire du fait que le spectacle, comme l\u2019a \u00e9crit Debord, \u00ab\u00a0r\u00e9unit le s\u00e9par\u00e9, mais il le r\u00e9unit <i>en tant que s\u00e9par\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb (\u00a729). Certains croient que cette critique serait devenue d\u00e9su\u00e8te gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019av\u00e8nement de l\u2019internet et des technologies qui en d\u00e9coulent. Au lieu de spectateurs prostr\u00e9s devant les appareils t\u00e9l\u00e9 d\u2019hier, on aurait aujourd\u2019hui des spectateurs \u00ab\u00a0actifs\u00a0\u00bb, qui s\u2019\u00e9changent des messages, produisent et diffusent leurs propres contenus. Mais la v\u00e9rit\u00e9 est que rien dans le dernier demi-si\u00e8cle n\u2019a mis en question la s\u00e9paration fondamentale sous-jacente au d\u00e9veloppement m\u00eame des technologies de communication. La sc\u00e8ne tr\u00e8s habituelle d\u2019amis autour d\u2019une table de restaurant, qui au lieu de se parler regardent les \u00e9crans de ses propres portables, devrait suffire pour d\u00e9montrer cette v\u00e9rit\u00e9.\u00a0De nos jours, le s\u00e9par\u00e9 est r\u00e9uni comme s\u00e9par\u00e9 l\u00e0 m\u00eame o\u00f9 il occupe le m\u00eame espace physique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00a0Ce qui nous a \u00e9t\u00e9 d\u00e9rob\u00e9 en ce moment de pand\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 la possibilit\u00e9 de cohabiter l\u2019espace physique. Dans les conditions pr\u00e9sentes, l\u2019interdiction des rencontres et l\u2019obligation du confinement semblent plus ais\u00e9ment acceptables pour la population mondiale que ne l\u2019auraient \u00e9t\u00e9 l\u2019interdiction ou une panne de l\u2019internet ou des r\u00e9seaux sociaux. Ironiquement, la \u00ab\u00a0distanciation sociale\u00a0\u00bb est maintenant revendiqu\u00e9e pour le sauvetage d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui a toujours \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e sur la distanciation. Le seul endroit de rencontre existant dans une soci\u00e9t\u00e9 productrice de marchandises est, en v\u00e9rit\u00e9, le march\u00e9 \u2013 c\u2019est l\u00e0 que les marchandises entra\u00eenent par la main leurs producteurs et consommateurs et c\u2019est pour leur compte que les hommes se rencontrent. C\u2019est l\u2019absence de ces rencontres, maintenant interdites, qui \u00e9tonne tout le monde \u2013 la fermeture des espaces de travail et de consommation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Mais le capitalisme, qui \u00e9tait un rapport social m\u00e9diatis\u00e9 par des choses, s\u2019est d\u00e9doubl\u00e9 dans un rapport social m\u00e9diatis\u00e9 par des images. Et il est d\u00e9sormais possible d\u2019\u00eatre dans un lieu sans y \u00eatre. Il est possible de travailler (jusqu\u2019\u00e0 un certain degr\u00e9) et consommer (sans limite) sans qu\u2019on ait besoin de sortir de chez soi. Tout peut \u00eatre \u00e0 la port\u00e9e de la main (ou plut\u00f4t du doigt qui touche l\u2019\u00e9cran), on peut tout avoir sans sortir de chez nous \u2013 la promesse du bonheur offert par le march\u00e9 et r\u00e9it\u00e9r\u00e9 par chaque publicit\u00e9 n\u2019\u00e9tait-elle d\u00e9j\u00e0 la promesse d\u2019une vie en confinement\u00a0?<\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><span class=\"texte1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-80241\" src=\"https:\/\/revistacult.uol.com.br\/home\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Summer-Interior-edwardhopper.png\" alt=\"Summer Interior Edward Hopper Data: 1909\" width=\"600\" height=\"338\" \/><\/span><\/p>\n<p><strong>Summer Interior, Edward Hopper , 1909<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L\u2019\u00e9tat d\u2019exception de la pand\u00e9mie semble alors avoir r\u00e9alis\u00e9, au moins en partie, le r\u00eave du capitalisme. Dans le cas o\u00f9 l\u2019\u00e9pisode dystopique que nous vivons en ce moment se r\u00e9v\u00e8le un \u00ab\u00a0\u00e9pisode infini\u00a0\u00bb, il serait ais\u00e9 d\u2019imaginer une population totalement habitu\u00e9e aux rapports virtuels, au confinement nourri par Netflix et les services de livraison. Les voyages seraient interdits, restreints aux flux des marchandises, fruit d\u2019un secteur productif majoritairement automatis\u00e9. Le spectacle, qui depuis longtemps s\u2019effor\u00e7ait de d\u00e9truire la rue, d\u2019abolir la rencontre et de faire dispara\u00eetre tous les espaces de dialogue \u2013 pour an\u00e9antir les alternatives \u00e0 la pseudo-communication spectaculaire \u2013 aurait finalement atteint son but. L\u2019espace r\u00e9el, d\u00e9laiss\u00e9 par les \u00eatres humains confin\u00e9s et oblig\u00e9s de s\u2019enfuir dans la virtualit\u00e9, n\u2019appartiendrait plus qu\u2019aux marchandises. La circulation humaine, \u00ab\u00a0sous-produit de la circulation des marchandises\u00a0\u00bb, serait finalement devenue superflue, et le monde en entier livr\u00e9 aux \u00ab\u00a0marchandises et leurs passions\u00a0\u00bb (Debord, \u00a7168 et \u00a766).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Ceci n\u2019est qu\u2019un exercice d\u2019imagination \u2013 un sc\u00e9nario improbable pour l\u2019instant. Il est ais\u00e9 d\u2019anticiper pourtant que dans l\u2019avenir nous assisterons \u00e0 une augmentation du contr\u00f4le des flux globaux et de la circulation de personnes sous des pr\u00e9textes sanitaires, avec une progressive normalisation des proc\u00e9d\u00e9s d\u2019exception actuels (de fa\u00e7on analogue \u00e0 ce que nous avons connu pour le terrorisme apr\u00e8s le 11 septembre 2001). De toute fa\u00e7on, faire des pronostics dans un contexte tellement incertain est toujours hasardeux. Mais le moment demande de la r\u00e9flexion et penser \u00e0 ce qu\u2019on conna\u00eet est ce qu\u2019on peut faire de mieux. Ce que nous ressentons comme le moins probl\u00e9matique en ce moment est sans doute ce qui exige pr\u00e9cis\u00e9ment d\u2019\u00eatre probl\u00e9matis\u00e9. Reste \u00e0 esp\u00e9rer que la distanciation sociale se convertisse en distanciation ou \u00ab\u00a0effet de distanciation \u00bb (<i>Verfremdungseffekt<\/i>) dans le sens attribu\u00e9 par Brecht \u2013 celui de rupture avec la repr\u00e9sentation autonomis\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9 du spectacle et ses illusions (dont la plus grande de toutes\u00a0: celle de l\u2019\u00e9conomie capitaliste, reproduction insens\u00e9e et incessante de valeur abstraite en d\u00e9pit de la vie). Une distanciation<s> <\/s>par rapport \u00e0 <i>cette forme<\/i> de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: une occasion n\u00e9cessaire pour repenser de mani\u00e8re critique les s\u00e9parations qui la fondent, et les limites impos\u00e9es par le capitalisme \u00e0 la vie quotidienne.<\/span><\/p>\n<p><strong>Note<\/strong>:<\/p>\n<div id=\"ftn1\" style=\"text-align: justify;\">\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><a title=\"\" href=\"https:\/\/admin.over-blog.com\/1488848\/write\/new#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><span lang=\"PT-BR\">[1]<\/span><\/a> Gabriel Zacarias, <i>No espelho do terror: jihad e espet\u00e1culo<\/i>, S\u00e3o Paulo: Elefante, 2018.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"auteur\" style=\"font-size: 14pt;\"> Gabriel Zacarias <\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"navigation_cadre\" style=\"font-size: 14pt;\">Original: <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=28730\">No espelho escuro da pandemia <\/a><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"navigation_cadre\" style=\"font-size: 14pt;\">Traduit par <span class=\"trad\"><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=7200&amp;lg_pp=fr\">Hasdrubal Barca<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"navigation_cadre\" style=\"font-size: 14pt;\">Source: <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=28732\">Tlaxcala<\/a>, le 21 avril 2020<\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"navigation_cadre\" style=\"font-size: 14pt;\">Publi\u00e9 par <span class=\"envoi\"><a href=\"http:\/\/www.palim-psao.fr\/2020\/04\/dans-le-miroir-obscur-de-la-pandemie.l-etat-d-exception-de-la-pandemie-semble-avoir-accompli-au-moins-en-partie-le-reve-du-capitalis\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Palim-psao<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong><span class=\"navigation_cadre\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Traductions disponibles : <a href=\"http:\/\/www.lapluma.net\/2020\/04\/22\/en-el-espejo-oscuro-de-la-pandemia\/\">Espa\u00f1ol<\/a>\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=28733\">Italiano<\/a>\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=28734\">English<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une distanciation par rapport \u00e0 cette forme de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: une occasion n\u00e9cessaire pour repenser de mani\u00e8re critique les s\u00e9parations qui la fondent, et les limites impos\u00e9es par le capitalisme \u00e0 la vie quotidienne.<\/p>\n","protected":false},"author":608,"featured_media":18064,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[8784,8533,8531,8786,8782,8785,8780,8783,8781],"coauthors":[8778],"class_list":["post-18063","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","tag-black-mirror","tag-crise-du-coronavirus","tag-crisis-del-coronavirus","tag-gabriel-zacarias","tag-guy-debord","tag-realidad-distopica","tag-realite-dystopique","tag-regne-de-la-marchandise","tag-societe-du-spectacle"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.12.2","language":"fr","enabled_languages":["es","fr"],"languages":{"es":{"title":true,"content":true,"excerpt":true},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":true}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18063","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/608"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18063"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18063\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18066,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18063\/revisions\/18066"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18064"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18063"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18063"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18063"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=18063"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}