{"id":17084,"date":"2020-03-08T00:37:49","date_gmt":"2020-03-08T00:37:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lapluma.net\/?p=17084"},"modified":"2020-03-09T12:09:29","modified_gmt":"2020-03-09T12:09:29","slug":"un-viaje-por-el-desierto-entre-momias-petroglifos-y-la-sigla-acab-para-descubrir-chile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2020\/03\/08\/un-viaje-por-el-desierto-entre-momias-petroglifos-y-la-sigla-acab-para-descubrir-chile\/","title":{"rendered":"Un voyage pour \u00ab d\u00e9couvrir \u00bb le Chili \u00e0 travers le d\u00e9sert, entre des momies, des p\u00e9troglyphes et l&rsquo;acronyme ACAB"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2497 alignleft\" src=\"http:\/\/www.lapluma.net\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/Aram-AharonianBis.jpg\" alt=\"\" width=\"70\" height=\"70\" \/>La question s\u2019\u00e9tait pos\u00e9e \u00e0 moi \u00e0 Santiago : il y avait plusieurs graffitis dans les rues, pr\u00e8s et loin de la Plaza rebaptis\u00e9e de la Dignidad, manifestement contre la r\u00e9pression des carabiniers et du gouvernement de Sebasti\u00e1n Pi\u00f1era et de sa cohorte de \u00ab\u00a0patrons du Chili\u00bb. Mais mes tentatives de d\u00e9chiffrer la signification de l&rsquo;acronyme ACAB furent totalement frustr\u00e9es et \u00e9chou\u00e8rent.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"shrinkToFit aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21940.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21940.jpg\" width=\"401\" height=\"478\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Un<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La plus grande surprise a \u00e9t\u00e9 de parcourir 2050 kilom\u00e8tres du d\u00e9sert le plus sec du monde pour atteindre Arica au nord, qui avant la guerre du Pacifique ou du Salp\u00eatre faisait partie du P\u00e9rou, et d&rsquo;y voir le m\u00eame acronyme tagu\u00e9 partout dans la ville.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Finalement, un documentariste barbu m&rsquo;a fait sortir de mon ignorance (du moins \u00e0 ce propos) : ACAB \u00e9tait un acronyme utilis\u00e9 par les fans de football europ\u00e9ens, peut-\u00eatre au d\u00e9but seulement par les hooligans britanniques, et signifiait litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0all cops are bastards\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire tous les flics sont des salauds. J\u2019ai enfin compris*.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Il ne fait aucun doute que les carabiniers et les militaires chiliens l\u2019avaient gagn\u00e9 au cours des 37 derni\u00e8res ann\u00e9es, y compris celles de la dictature de Pinochet et de la succession de la Concertaci\u00f3n. \u00c0 Arica, l&rsquo;acronyme signait non seulement les graffitis anti-carabiniers (le plus populaire \u00e9tant \u00ab\u00a0pacos culiados\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0flics encul\u00e9s\u00a0\u00bb), mais aussi certains \u00ab\u00a0actes de vandalisme\u00a0\u00bb, comme les appelait la t\u00e9l\u00e9vision h\u00e9g\u00e9monique.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21924.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"397\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Deux<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Sur le boulevard de front de mer d&rsquo;Arica, \u00e0 quelques m\u00e8tres de l&rsquo;oc\u00e9an Pacifique, a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 en 2011 le monument sculptural moul\u00e9, avec la contribution financi\u00e8re des principales entreprises de la r\u00e9gion, en hommage \u00e0 l&rsquo;assaut et \u00e0 la prise de possession du Rocher d\u2019 Arica, le 7 juin 1880.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le monument, un solide pi\u00e9destal de pierre d&rsquo;environ quatre m\u00e8tres de long, est compos\u00e9 de quatre bustes en b\u00e9ton des h\u00e9ros chiliens du Morro de Arica, accompagn\u00e9s d&rsquo;une longue plaque m\u00e9tallique qui porte l&rsquo;inscription suivante en hommage \u00e0 leur m\u00e9moire : \u00ab\u00a0Aux braves d&rsquo;Arica, chantons\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les quatre braves \u00e9taient les colonels Pedro Lagos Marchant et Ricardo Silva Arriagada, et les lieutenants-coronels Juan Jos\u00e9 San Mart\u00edn Penrose et Luis Solo de Zald\u00edvar Alemparte, qui regardaient l&rsquo;oc\u00e9an, le dos tourn\u00e9 au Rocher.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la vague antimilitariste arrive et que les quatre soient d\u00e9capit\u00e9s par des citoyens inconnus, qui ont laiss\u00e9 leur signature : ACAB.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21923.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21923.jpg\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Trois<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Deux mill\u00e9naires avant les \u00c9gyptiens, la culture chinchorro pratiquait des techniques mortuaires sophistiqu\u00e9es dans le nord du Chili. Le mus\u00e9e anthropologique de l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de Tarapac\u00e1, \u00e0 Arica, \u00e0 San Miguel de Azapa, suit les traces d&rsquo;adultes, de b\u00e9b\u00e9s et m\u00eame d&#8217;embryons qui vivaient en 7000 avant J.-C.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Un groupe de p\u00eacheurs, de chasseurs et de collecteurs ont transform\u00e9 leurs morts en \u0153uvres d&rsquo;art pendant plus de 4 500 ans (entre 6 000 et 1 500 avant notre \u00e8re). Ils avaient une connaissance extraordinaire de l&rsquo;anatomie, de la chimie et de la biologie, et ce, 2000 ans avant les \u00c9gyptiens.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21934.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"337\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La civilisation chinchorro n&rsquo;a pas laiss\u00e9 de grands \u00e9difices ou de nouvelles m\u00e9thodes de culture, mais leurs momies &#8211; conserv\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des techniques d&#8217;embaumement avanc\u00e9es &#8211; nous racontent aujourd&rsquo;hui comment les gens vivaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, pourquoi ils momifiaient leurs morts et comment ils le faisaient. Ils aspirent maintenant \u00e0 \u00eatre d\u00e9clar\u00e9s patrimoine mondial de l&rsquo;humanit\u00e9 par l&rsquo;UNESCO. Le peuple chinchorro \u00e9tait d\u00e9mocratique : ses momies n&rsquo;\u00e9taient pas r\u00e9serv\u00e9es aux rois.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">San Miguel de Azapa est l&rsquo;une des rares vall\u00e9es, une oasis d&rsquo;arbres au milieu du d\u00e9sert d&rsquo;Atacama, dans un ravin connu pour ses oliveraies et son produit vedette : les olives Azapa, de couleur violet fonc\u00e9 et au go\u00fbt amer. Pr\u00e8s du mus\u00e9e se trouve le cimeti\u00e8re, o\u00f9 chaque famille a son propre mausol\u00e9e en bois o\u00f9 elle se souvient et v\u00e9n\u00e8re ses morts, et leur parle en leur demandant conseil.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21941.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21941.jpg\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00ab\u00a0El se\u00f1or de Ocurica\u00a0\u00bb, un olivier de 450 ans dans la Vall\u00e9e d&rsquo;Azapa<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0J&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 socialiste, mais de Chicho Allende, pas de Gros-Lard Insulza**\u00a0\u00bb, dit Don Ramiro, un agriculteur plein d&rsquo;ann\u00e9es et de rides, aux traits aymaras, qui cultive des oliviers pr\u00e8s du cimeti\u00e8re. \u00ab\u00a0Vous me parlez des momies (momias), je vous parle des momios, ceux dont nous devons nous garder\u00a0\u00bb. Pour lui, Insulza, s\u00e9nateur socialiste d&rsquo;Arica et ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;OEA, est un momio.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Quatre<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Retour \u00e0 Santiago. Encore 2050 kilom\u00e8tres de d\u00e9sert le long d&rsquo;une autoroute entre Chilo\u00e9 et Arica, construite au profit des propri\u00e9taires de dizaines et dizaines de mines, de salp\u00eatre, de cuivre, d&rsquo;or, d&rsquo;argent et d&rsquo;autres minerais, chiliens et transnationaux, pour qu&rsquo;ils puissent amener leurs minerais aux ports, laissant des montagnes pel\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La guerre du Pacifique, en 1879, par laquelle le Chili s&rsquo;est empar\u00e9 de vastes territoires p\u00e9ruviens et boliviens (leur enlevant m\u00eame leur acc\u00e8s \u00e0 la mer). L&rsquo;objectif \u00e9tait de conqu\u00e9rir le d\u00e9sert d&rsquo;Atacama, situ\u00e9 sur la c\u00f4te bolivienne, et le d\u00e9partement p\u00e9ruvien de Tarapac\u00e1.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les deux territoires \u00e9taient riches en salp\u00eatre, guano, argent et autres ressources min\u00e9rales. L&rsquo;affrontement guerrier a en effet \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 par le Chili le 14 f\u00e9vrier 1879 lorsqu&rsquo;il a envahi et occup\u00e9 par la force le territoire bolivien d&rsquo;Antofagasta. Plus tard, le 5 avril 1879, le Chili a officiellement d\u00e9clar\u00e9 la guerre au P\u00e9rou et \u00e0 la Bolivie.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21935.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21935.jpg\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La cath\u00e9drale San Marcos est la principale \u00e9glise catholique d&rsquo;Arica, situ\u00e9e au centre de la ville, en face de la place Colomb. La construction a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au XIXe si\u00e8cle, lorsque la ville faisait partie du P\u00e9rou, aux ateliers du Fran\u00e7ais Gustave Eiffel (celui-l\u00e0 m\u00eame qui a construit la tour qui porte son nom \u00e0 Paris).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La structure m\u00e9tallique provenant de France est arriv\u00e9e \u00e0 Arica en 1875 et a \u00e9t\u00e9 assembl\u00e9e par des techniciens fran\u00e7ais. L&rsquo;\u00e9glise a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e en 1876 sur les d\u00e9combres de l&rsquo;\u00e9glise coloniale qui s\u2019y \u00e9tait dress\u00e9e pendant 226 ans jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle soit d\u00e9truite par le tremblement de terre de 1868.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21937.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21937.jpg\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Cinq<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Au-del\u00e0 des paysages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de montagnes et de vall\u00e9es du d\u00e9sert, il y a des joyaux qui \u00e9chappent au voyageur en avion, comme l&rsquo;art rupestre, les manifestations plastiques d&rsquo;images et de symboles graphiques qui contiennent une signification conceptuelle abstraite et complexe, qui donne lieu aux interp\u00e9trations les plus diverses qui vont jusqu\u2019\u00e0 supputer la pr\u00e9sence d&rsquo;\u00eatres extraterrestres.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans le d\u00e9sert d&rsquo;Atacama, il existe un grand nombre de p\u00e9troglyphes (gravures sur pierre ou sur roche, dans lesquelles ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es des techniques de relief, de bas-relief ou de d\u00e9limitation des figures) et de pictogrammes (peintures qui donnent forme \u00e0 des repr\u00e9sentations symboliques de l&rsquo;homme et de son environnement)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les experts affirment que des outils tels que les pinceaux, les peaux, le bois ou les doigts et les mains ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s directement pour les cr\u00e9er. Dans celles qui datent de 3000 avant J.-C., la repr\u00e9sentation de lamas, de guanacos et de vigognes avec un aspect naturaliste pr\u00e9vaut. Les plus remarquables se trouvent dans le parc Petroglifos \u00e0 Cerro Pintados<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Dans d&rsquo;autres, influenc\u00e9s par la culture tiwanaku (400 \u00e0 900 de notre \u00e8re), se d\u00e9tachent les figures d&rsquo;animaux de la r\u00e9gion et d&rsquo;humains avec couvre-chefs et l&rsquo;utilisation de techniques de percussion et de grattage. De m\u00eame, d&rsquo;autres (avant 1470 apr\u00e8s J.-C.) se caract\u00e9risent par des personnages v\u00eatus de chemises et d\u2019aigrettes de plumes, r\u00e9alis\u00e9s par une gravure peu profonde, ainsi que par des hommes attachant des t\u00eates de b\u00e9tail avec des cordes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Six<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Avant d&rsquo;atteindre Antofagasta, on peut voir de la route l&rsquo;ignoble camp de prisonniers de Chacabuco, un camp de concentration pour prisonniers politiques, ouvert en novembre 1973, peu apr\u00e8s le coup d&rsquo;\u00c9tat men\u00e9 par Augusto Pinochet, entour\u00e9 de barbel\u00e9s et de mines antipersonnel<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le camp \u00e9tait situ\u00e9 \u00e0 environ 100 kilom\u00e8tres d&rsquo;Antofagasta, dans les installations abandonn\u00e9es de l&rsquo;ancienne Oficina Salitrera Chacabuco (Bureau de salp\u00eatre Chacabuco), sur une superficie de 36 hectares. Paradoxalement, le lieu avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 Monument national le 26 juillet 1971, sous le gouvernement de Salvador Allende.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Ce camp de concentration pour hommes seulement a fonctionn\u00e9 jusqu&rsquo;en avril 1975, sous le contr\u00f4le de la Premi\u00e8re Division de l&rsquo;Arm\u00e9e, avec le soutien de l&rsquo;Arm\u00e9e de l&rsquo;Air et des Carabiniers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Quelque 1 400 dirigeants et militants politiques de tout le pays y ont endur\u00e9 la chaleur de 40 degr\u00e9s\u00a0: parmi eux Luis Corval\u00e1n, Alberto Gato Gamboa, Julio Palestro, \u00c1ngel Parra et mon cher ami Manuel Cabieses, directeur de la revue Punto Final.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21938.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"481\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dessins du camp par Enrique Olivares, qui y fut d\u00e9tenu<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21939.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"387\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Final<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Vendredi \u00e0 Santiago. Les enfants prennent la Plaza Dignidad, les carabiniers r\u00e9priment avec des jets d&rsquo;eau, des matraquages et du gaz. Les magasins de l&rsquo;Alameda (avenue O&rsquo;Higgins) sont ferm\u00e9s par des rideaux m\u00e9talliques ad hoc, avec une seule petite porte ouverte pour servir les clients.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les murs, avec les slogans peints qui depuis la mi-octobre accompagnent l&rsquo;explosion sociale. Et la m\u00eame signature : ACAB.<\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21942.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"266\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">NdT<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">*ACAB\u00a0: le documentariste barbu n\u2019\u00e9tait pas non plus tr\u00e8s bien inform\u00e9\u00a0: ACAB \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine un slogan des mineurs britanniques en lutte contre la Dame de Fer, Madame Thatcher, pendant leur longue gr\u00e8ve de 1984-1985. Eux-m\u00eames l\u2019avaient repris d\u2019un morceau du groupe de punk rock Oi\u00a0! The 4-Skins de 1980. Ensuite, \u00ab\u00a0ACAB\u00a0\u00bb s\u2019est r\u00e9pandu dans le prol\u00e9tariat britannique, des prisons aux stades de foot, devenant un th\u00e8me de tatouage et de graffitis de pr\u00e9dilection, puis dans les mouvances anarchistes, les en Europe et ailleurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">**Jos\u00e9 Miguel Insulza\u00a0: s\u00e9nateur socialiste chilien, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res de 1994 \u00e0 1999, ministre de l\u2019Int\u00e9rieur de 2000 \u00e0 2005, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Organisation des \u00c9tats Am\u00e9ricains de 2005 \u00e0 2015.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong><span class=\"auteur\">Aram Aharonian<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Original: <a href=\"http:\/\/www.lapluma.net\/2020\/03\/07\/un-viaje-por-el-desierto-entre-momias-petroglifos-y-la-sigla-acab-para-descubrir-chile\/\"><span class=\"navigation_cadre\">Un viaje por el desierto, entre momias, petroglifos y la sigla ACAB, para \u201cdescubrir\u201d Chile<\/span><\/a><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Traduit par <span class=\"trad\"><b><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=2&#038;lg_pp=fr\">Fausto Giudice \u0424\u0430\u0443\u0441\u0442\u043e \u0414\u0436\u0443\u0434\u0438\u0447\u0435 \u0641\u0627\u0648\u0633\u062a\u0648 \u062c\u064a\u0648\u062f\u064a\u0634\u064a<\/a><\/b><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Source: <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=28305\">Tlaxcala<\/a>, le 8 mars 2020<\/span><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.paypal.com\/pools\/c\/8bfPFKFYP5\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21691.jpg\" alt=\"http:\/\/tlaxcala-int.org\/upload\/gal_21691.jpg\" \n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les murs, avec les slogans peints qui depuis la mi-octobre accompagnent l&rsquo;explosion sociale. Et la m\u00eame signature : ACAB.<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":17085,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[217],"tags":[65,8294,1205,191,269,6753,352,345],"coauthors":[253],"class_list":["post-17084","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-abya-yala","tag-abya-yala","tag-acab","tag-aram-aharonian","tag-chile","tag-chili","tag-pinochera","tag-revoltes-logiques","tag-revueltas-logicas"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.12.2","language":"fr","enabled_languages":["es","fr"],"languages":{"es":{"title":true,"content":true,"excerpt":true},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":true}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17084","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17084"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17084\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17193,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17084\/revisions\/17193"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17085"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17084"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17084"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17084"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=17084"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}