{"id":10472,"date":"2019-07-13T01:36:39","date_gmt":"2019-07-13T01:36:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lapluma.net\/?p=10472"},"modified":"2019-07-13T01:40:37","modified_gmt":"2019-07-13T01:40:37","slug":"dolor-y-gloria-la-ultima-joya-del-cine-de-almodovar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/2019\/07\/13\/dolor-y-gloria-la-ultima-joya-del-cine-de-almodovar\/","title":{"rendered":"<i>Douleur et Gloire <\/i>, nouveau fleuron du cin\u00e9ma d&rsquo;Almod\u00f3var"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/upload\/aut_6560.jpg\" width=\"103\" height=\"155\" border=\"0\" \/>\u00c0 69 ans, \u00a0Pedro Almod\u00f3var a atteint la maturit\u00e9, tant sur le plan personnel qu\u2019artistique. Et cela se refl\u00e8te clairement dans l&rsquo;\u00e9volution de son \u0153uvre. Fini le temps de ses films les plus dr\u00f4les et flamboyants, comme <i>Femmes au bord de la crise de nerfs<\/i> ou <i>Tout sur ma m\u00e8re<\/i>. Son dernier film, <i>Douleur et Gloire<\/i>, qui fut l&rsquo;une des principales attractions de l&rsquo;\u00e9dition 2019 du Festival de Cannes, est probablement son film le plus sombre et nostalgique. Cependant, il conserve encore quelques traces du cin\u00e9ma qui a fait de lui le r\u00e9alisateur vivant espagnol le plus acclam\u00e9, comme des dialogues p\u00e9tillants, les couleurs vives de certains d\u00e9cors ou l&rsquo;esth\u00e9tique de sa photographie.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/fr.web.img3.acsta.net\/c_215_290\/pictures\/19\/04\/18\/11\/45\/1896822.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"540\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><b>Une bonne dose d&rsquo;autobiographie<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Bien qu&rsquo;Almod\u00f3var ait toujours rempli ses films d&rsquo;histoires personnelles, <i>Douleur et Gloire<\/i> est probablement son film le plus autobiographique. Et le cin\u00e9aste espagnol original ne fait aucun effort pour le cacher. Le personnage principal, Salvador Mallo, interpr\u00e9t\u00e9 par la star hollywoodienne Antonio Banderas, est un metteur en sc\u00e8ne espagnol vieillissant qui a acquis une reconnaissance internationale et qui souffre de toutes sortes de maux et de maladies qui limitent son travail. M\u00eame la coiffure et les gestes de Banderas rappellent in\u00e9vitablement ceux d&rsquo;Almod\u00f3var. Il est aussi facile de reconna\u00eetre certains \u00e9l\u00e9ments de la biographie d&rsquo;Almod\u00f3var dans les flashbacks o\u00f9 Mallo se souvient de son enfance et de sa jeunesse.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En fait, je trouve que beaucoup de ces flashbacks sont les moments les plus int\u00e9ressants d&rsquo;un film irr\u00e9gulier, avec trop de hauts et de bas. Par exemple, les histoires de l&rsquo;enfance de Mallo et l&rsquo;atmosph\u00e8re de l&rsquo;Espagne d&rsquo;apr\u00e8s-guerre sont fascinantes. Une autre star hollywoodienne espagnole ch\u00e8re \u00e0 Almod\u00f3var, Penelope Cruz, joue de mani\u00e8re convaincante le r\u00f4le de la m\u00e8re du petit Mallo, une femme au caract\u00e8re fort qui lutte pour joindre les deux bouts dans une famille dont le p\u00e8re est absent. \u00c0 travers les yeux de l&rsquo;enfant, on d\u00e9couvre la passion pr\u00e9coce pour le cin\u00e9ma dans les vieux cin\u00e9mas de plein air qui sentaient le \u00ab\u00a0jasmin et l&rsquo;urine\u00a0\u00bb, et ses premiers instincts homosexuels. Bien s\u00fbr, Mallo, comme Almod\u00f3var, est gay.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Cependant, les sc\u00e8nes les plus touchantes sont peut-\u00eatre des flashbacks plus r\u00e9cents : ceux de la relation du r\u00e9alisateur avec sa d\u00e9funte m\u00e8re quelques mois avant sa mort. La m\u00e8re \u00e2g\u00e9e est interpr\u00e9t\u00e9e par Julieta Serrano, une actrice de th\u00e9\u00e2tre et de cin\u00e9ma espagnole r\u00e9put\u00e9e. Et, encore une fois, elle fait un excellent travail. La relation d&rsquo;Almod\u00f3var avec sa m\u00e8re est pr\u00e9sente dans beaucoup de ses films, et <i>Douleur et Gloire<\/i> semble \u00eatre son dernier testament. Dans ces flashbacks, elle lui raconte que ses amis au village sont d\u00e9rang\u00e9s par la fa\u00e7on dont ils sont repr\u00e9sent\u00e9s dans ses films, et qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment bless\u00e9e quand il a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas l&#8217;emmener avec lui \u00e0 Madrid. \u00ab\u00a0J&rsquo;aurais pris soin de toi&#8230; Et j&rsquo;aurais support\u00e9 ces choses que je n&rsquo;aimais pas, comme je l\u2019ai fait avec tant de choses toute ma vie\u00a0\u00bb, dit-elle \u00e0 un Mallo triste, qui se demande s&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 un mauvais fils juste \u00e0 cause de son orientation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En revanche, le point faible du film est la partie de l&rsquo;intrigue qui se d\u00e9roule \u00e0 notre \u00e9poque. La \u00ab\u00a0douleur\u00a0\u00bb qu&rsquo;endure le r\u00e9alisateur, qui est m\u00eame pr\u00e9sente dans le titre, semble un peu exag\u00e9r\u00e9e. Dans l&rsquo;une des sc\u00e8nes d&rsquo;introduction, le public se voit pr\u00e9senter une longue, tr\u00e8s longue liste de maladies et d&rsquo;affections qui tourmentent le personnage principal. En fait, il semble qu&rsquo;il souffre de presque toutes les maladies existantes ! Les sc\u00e8nes o\u00f9 Mallo se plaint de ses nombreuses douleurs, o\u00f9 il va chez le m\u00e9decin, etc. sont un peu r\u00e9p\u00e9titives et n&rsquo;apportent pas grand-chose au film. Gr\u00e2ce \u00e0 notre exp\u00e9rience personnelle ou \u00e0 celle de nos proches, nous connaissons tous tr\u00e8s bien les probl\u00e8mes de la vieillesse&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><b>Performance controvers\u00e9e<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Et ce sujet nous am\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;un des aspects les plus controvers\u00e9s du film : la performance de Bandera. L&rsquo;acteur a re\u00e7u le prix du meilleur acteur au festival de Cannes, et il a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 avec enthousiasme par certains critiques&#8230; et critiqu\u00e9 par d&rsquo;autres. De mon point de vue, la performance de Bandera souffre des m\u00eames maux que son personnage : une certaine exag\u00e9ration. Parfois, les gestes de l&rsquo;acteur semblent faux. Du moins, pour moi. Ou peut-\u00eatre est-ce juste que j&rsquo;ai du mal \u00e0 imaginer Banderas en Almod\u00f3var&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En tout cas, il ne fait aucun doute que <i>Douleur et Gloire<\/i> repr\u00e9sente une \u00e9volution int\u00e9ressante de l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Almod\u00f3var, et qu\u2019il m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre regard\u00e9, surtout si vous \u00eates fan de ses films. Je ne l&rsquo;inclurais pas parmi ses meilleurs films, mais il est bien meilleur que d&rsquo;autres films o\u00f9 le r\u00e9alisateur a essay\u00e9 sans succ\u00e8s d&rsquo;explorer de nouvelles facettes, comme <i>La Mauvaise \u00e9ducation<\/i> ou <i>Les Amants passagers.<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ixCIp0CcR5k\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong><span class=\"auteur\">Ricard Gonz\u00e1lez Samaranch<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Original: <span class=\"navigation_cadre\"><a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=26448\"><i>Pain and Glory<\/i>, the latest showpiece of Almod\u00f3var\u2019s cinema<\/a><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Traduit par <span class=\"trad\"> <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/biographie.asp?ref_aut=2&amp;lg_pp=fr\">Fausto Giudice \u0424\u0430\u0443\u0441\u0442\u043e \u0414\u0436\u0443\u0434\u0438\u0447\u0435 \u0641\u0627\u0648\u0633\u062a\u0648 \u062c\u064a\u0648\u062f\u064a\u0634\u064a<\/a><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Source: <a href=\"http:\/\/www.tlaxcala-int.org\/article.asp?reference=26449\">Tlaxcala<\/a>, le juillet 2019<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Traductions disponibles: <\/strong><\/span><a href=\"http:\/\/www.lapluma.net\/2019\/07\/13\/dolor-y-gloria-la-ultima-joya-del-cine-de-almodovar\/\"><span class=\"navigation_cadre\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Espa\u00f1ol<\/strong>\u00a0<\/span> <\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La relation d&rsquo;Almod\u00f3var avec sa m\u00e8re est pr\u00e9sente dans beaucoup de ses films, et Douleur et Gloire semble \u00eatre son dernier testament. <\/p>\n","protected":false},"author":498,"featured_media":10474,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[22],"tags":[5767,5770,5771,5768,5769,4692],"coauthors":[4686],"class_list":["post-10472","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-teatro-cine","tag-cine-espanol","tag-cinema-espagnol","tag-dolor-y-gloria","tag-douleur-et-gloire","tag-pedro-almodovar","tag-ricard-gonzalez-samaranch"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"2.12.2","language":"fr","enabled_languages":["es","fr"],"languages":{"es":{"title":true,"content":true,"excerpt":true},"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":true}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/498"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10472"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10472\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10477,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10472\/revisions\/10477"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10474"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10472"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10472"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lapluma.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=10472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}