Didier Raoult, urgence oblige

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Portrait d’un savant publié par les plus grandes revues scientifiques, mais redouté pour ses emportements.

Il est apparu, dans ce nouveau monde confiné par la peur. Un druide, yeux sioux, longs cheveux gris, porté par les réseaux sociaux, de Mulhouse à Béziers, de Sydney à Lagos, Manille et Montréal, jusqu’à la Maison-Blanche… Didier Raoult incarne l’espoir depuis qu’il a déclaré, le 16 mars, qu’un traitement simple à base d’une vieille molécule, l’hydroxychloroquine, pouvait guérir les malades du coronavirus. Un premier essai, effectué dans son laboratoire marseillais sur 24 patients, lui a paru assez concluant pour communiquer, sur YouTube puis sur toutes les ondes. Séisme dans le milieu scientifique, joie sur la Toile, Donald Trump a aussitôt ordonné d’autoriser le médicament, aux Etats-Unis, pour les cas de Covid-19. La France a préféré attendre d’autres essais, prôné la prudence, comme embarrassée par cet incroyable chercheur, qui se présente comme une « star mondiale ». « Un personnage controversé », souffle-t-on à l’Elysée, comme au ministère, où certains enragent de voir cet « hurluberlu » intégrer le conseil scientifique chargé de gérer la pandémie.

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Source: Paris Match, le 3 avril 2020