Amazonie : quelle politique commerciale et quelles régulations des multinationales pour s’attaquer aux racines du problème ?
Une note de décryptage d’ATTAC

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Face à l’émotion internationale suscitée par les feux de forêts en Amazonie et à l’indifférence de Jair Bolsonaro, Emmanuel Macron a annoncé, à la veille du G7 de Biarritz, que la France ne soutenait plus l’accord de commerce controversé entre l’Union Européenne et le Mercosur.

> Que penser de ce revirement ? Quelle est sa portée ? Est-ce suffisant ? Que préconiser ? Que penser de ce revirement ? N’est-ce qu’une annonce opportuniste en prélude au G7 et un effet d’annonce visant à désamorcer à court terme la mobilisation du monde agricole français contre les accords de libre-échange, voire à faciliter la mise à l’adoption du CETA ? Ou bien traduit-il une réelle volonté politique de modifier l’ordre des normes internationales en faveur de la lutte contre les dérèglements climatiques

> Quelle est sa portée ? Est-ce suffisant ? L’Amazonie brûle déjà alors que l’accord UE-Mercosur n’est pas en vigueur. On ne saurait donc lui imputer la responsabilité de la déforestation et des feux de forêts actuels, et faire de son abandon la réponse adéquate.

> Que préconiser ? La France et l’UE devraient intervenir pour juguler les causes de la déforestation qui sont de leur responsabilité, liées à l’importation des matières premières agricoles et forestières, à l’application de règles commerciales nocives, au soutien par les pouvoirs publics aux investissements des entreprises dans les secteurs incriminés, etc.

Cette note présente 7 recommandations qui dessinent les contours d’une politique commerciale et de régulation des multinationales permettant de s’attaquer à certaines racines du problème soulevé par la déforestation et les feux en Amazonie.

Source : ATTAC, 4/9/2019