12 octobre, le Jour de la Grande Catastrophe

Arborant le Christ sur sa croix, leurs coups de massue furent des arguments si puissants que les Indiens vivants se transformèrent en chrétiens morts.»

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«Du port de  Palos partirent des navires aux noms de putes, la Niña, la Pinta et… l’autre» : c’est ainsi que le poète dominicain Apolinar Núñez, quand il fonctionnait comme tel, commençait sa description du génocide célébré aujourd’hui par l’État espagnol et répudié par l’Amérique latine [à l’exception du Chili, qui continue à célébrer le «Jour de la Race», NdT].

Pablo Neruda, dans sonVersainograma a Santo Domingo l’a aussi écrit :
«Quelques conquérants espagnols venus d’Espagne dans leurs haillons, cherchaient de l’or et ils le cherchaient si fort, comme s’il allait leur servir de nourriture. Arborant le Christ sur sa croix, leurs coups de massue furent des arguments si puissants que  les Indiens vivants se transformèrent en chrétiens morts.»

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« 12 octobre: rien à célébrer ! L’Amérique ne fut pas découverte mais envahie et pillée. 12 octobre : jour de la résistance indigène »

(Euskal presoak-euskal herrira/Llibertat presos politics/Altsasukoak aske)

Koldo Campos Sagaseta pour La Pluma, le 12 octobre 2018

Original: 12 de octubre

Traduit par   Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Source: Tlaxcala